Atlantique Nord-Est : les navires devront réduire leurs émissions, avec un seuil fixé pour 2027

Les navires qui traversent le Nord-Est de l’Atlantique devront bientôt respecter de nouvelles limites sur leurs émissions polluantes, après une décision adoptée vendredi à Londres par l’Organisation maritime internationale (OMI), une agence des Nations unies. La mesure concerne une vaste zone maritime longeant plusieurs côtes européennes et nord-atlantiques.

D’après Insider Paper, l’OMI a validé la création d’une nouvelle zone de contrôle des émissions dans cette région. Cette zone couvrira les côtes du Groenland, de l’Islande, des îles Féroé, de l’Irlande, du Royaume-Uni, de la France, de l’Espagne et du Portugal. Selon l’organisation, il s’agira de la sixième zone de ce type mise en place par l’institution, et de la plus grande à ce jour.

Dans cet espace, les navires devront réduire leurs émissions de soufre de 80% à partir de 2027. Les nouvelles restrictions entreront ensuite pleinement en vigueur l’année suivante. Le dispositif vise aussi les émissions d’oxydes d’azote. L’OMI a indiqué dans un communiqué que la réduction des émissions de SOx et de NOx permet de diminuer les risques de cancer du poumon, de maladies cardiovasculaires, d’AVC et d’asthme infantile.

L’organisation ajoute que ces baisses d’émissions devraient également améliorer la visibilité en mer et réduire l’acidification, avec des effets attendus sur la protection des cultures et des forêts. Les pays ayant soutenu la proposition estiment que les nouvelles restrictions dans cette zone pourraient prévenir entre 118 et 176 décès prématurés en 2030, avec une réduction cumulée comprise entre 2.900 et 4.300 décès prématurés sur la période 2030-2050.

Un expert du transport maritime, Sonke Diesener, responsable politique senior au sein de l’organisation allemande de conservation NABU, a déclaré que ces zones de contrôle apportent aussi un bénéfice pour le climat. Il a expliqué que des carburants de meilleure qualité réduisent la formation d’ozone au niveau du sol et favorisent l’efficacité énergétique, ce qui entraîne une baisse de la consommation de carburant et, par conséquent, des émissions de CO2.

Selon ses propos rapportés dans le cadre de cette annonce, l’augmentation des coûts pour les opérations fondées sur les combustibles fossiles les plus polluants peut aussi encourager l’adoption de technologies de décarbonation dans le secteur maritime.

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