Face à la dégradation des mœurs et la montée du débat sur l’homosexualité, comment les associations religieuses sénégalaises entendent-elles agir ? L’Association Ali Imran a apporté sa réponse lors de sa conférence annuelle « Achoura », tenue au lendemain de la Tamkharite. Cet événement, qui se tient chaque année après cette fête religieuse, est un moment clé pour l’organisation.
Salif Sow, le président de l’association, a mis l’accent sur plusieurs sujets : l’homosexualité, la crise des valeurs et la perte de confiance. D’après le compte rendu du média Kawtef, il a salué le durcissement récent de la législation sénégalaise sur l’homosexualité et a exhorté les autorités à ne pas céder face à ce qu’il considère comme des dérives sociétales urgentes.
« Ces thématiques ont été choisies pour apporter des réponses à travers les enseignements de l’islam et du Coran », a-t-il justifié. L’intervention de Salif Sow s’inscrit dans un débat qui a déjà mobilisé plusieurs acteurs. En mars 2026, le spécialiste des questions islamiques Cheikh Ibrahima Amadou Sakho avait publié une approche différenciée de l’homosexualité, rejetant à la fois la normalisation et les lynchages. En mai, Alioune Tine, fondateur de l’Afrikajom Center, a pour sa part dénoncé la crudité du langage médiatique et la violation du secret de l’instruction dans le traitement de ces affaires.
La conférence Achoura de l’Association Ali Imran se veut ainsi un rappel à l’ordre moral, dans la lignée d’autres prises de position religieuses, comme celle de l’imam Ceerno Mohamed Abass à Matam en mars 2026. Salif Sow a appelé les pouvoirs publics à maintenir une ligne de fermeté et à continuer de s’appuyer sur les valeurs coraniques pour guider la société.


Regarder moi c extrémistes religieux et ignorant. C des dangereux qui ne connaissent que la haine et la violence a l image de leurs maitres esclavagiste arabes. Seule la science peut nous donner des explications fiables sur ce phénomène.