Assemblée nationale : Sonko a plaidé pour une démocratie de principes

Élu président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a consacré sa première intervention devant les députés à une défense de la morale publique et du bien commun. Il a présenté cette nouvelle étape comme un moment engageant la responsabilité des dirigeants face aux principes qu’ils revendiquent.

Dans son propos, Ousmane Sonko a déclaré entrer dans l’institution avec « la charge de la présidence », en disant mesurer « la responsabilité historique » liée à cette fonction. Son intervention, rapportée par Xibaaru et relayée par Sonko, ne s’est pas limitée à son élection au perchoir : il a expliqué que la situation actuelle ne devait pas être réduite à une simple rivalité de pouvoir et a relié l’exercice politique à une exigence morale.

Le nouveau président de l’Assemblée nationale a mobilisé plusieurs références philosophiques pour appuyer cette ligne. Il a cité Aristote pour rappeler, selon lui, que la politique doit viser le bien commun plutôt que la conservation du pouvoir pour lui-même. Il a aussi repris une formule de Saint Augustin : « Qu’est-ce qu’un État sans justice, sinon une grande association de brigands ? », qu’il a jugée toujours actuelle au regard des défis des démocraties contemporaines.

Ousmane Sonko a également évoqué Mamadou Dia, qu’il a présenté comme une figure ayant très tôt mis en garde contre la confusion entre intérêt personnel et intérêt national. Dans la même logique, il a averti contre « l’effondrement de la morale publique », estimant qu’un pays peut supporter la pauvreté matérielle plus longtemps que la perte de ses repères éthiques. Il a élargi cette réflexion à l’histoire africaine en évoquant les désillusions qui ont suivi les indépendances et l’évolution de certains mouvements de libération en instruments de domination.

Cette prise de parole intervient après une séquence parlementaire enclenchée les 24 et 26 mai 2026. Le 24 mai, l’Assemblée nationale avait validé la reprise du siège de député d’Ousmane Sonko après son limogeage de la Primature survenu le 22 mai 2026, avant l’élection au perchoir ouverte après la démission d’El Malick Ndiaye le 24 mai 2026.

Le 26 mai 2026, Ousmane Sonko avait aussi assuré qu’aucun député ne serait mobilisé à ses côtés pour des « vendettas personnelles ».

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l’exprimer dans un langage respectueux.

Laisser un commentaire