Le programme « Un étudiant, un ordinateur », conçu pour équiper les étudiants sénégalais en outils numériques, se retrouve aujourd’hui au cœur d’une enquête parlementaire. L’Assemblée nationale a inscrit à l’ordre du jour de sa session extraordinaire du 10 août 2026 la ratification d’une résolution créant une commission d’enquête sur les irrégularités présumées dans les marchés publics du dispositif.
Porté par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), le programme est scruté sur toute la période allant de 2017 à aujourd’hui. Selon l’arrêté signé par le président de l’institution, Ousmane Sonko, l’engagement financier cumulé est évalué à environ 48 milliards de francs CFA, soit une moyenne annuelle de six milliards (dakaractu).
La commission d’enquête examinera les marchés du programme « Un étudiant, un ordinateur ». Elle s’inscrit dans une série de six commissions validées par le Bureau de l’Assemblée. Dès le 24 juillet dernier, un communiqué du Bureau avait annoncé leur création, après des réunions les 17 et 23 juillet.
La plénière de ratification est convoquée le lundi 10 août 2026 à 10 heures.

Euh
Fo pas oublier les 9 milliards de subventions de la dernière inondation
En tant que sympathisant de PASTEF, je déplore l’orientation actuelle des travaux parlementaires.
Certes, le contrôle rigoureux de l’exécutif est indispensable, mais les véritables priorités sont délaissées. Qu’en est-il de la révision des lois liberticides, du respect du calendrier électoral par le président, du démarrage des inscriptions sur les listes électorales et de la réforme sur la durée des passeports ? Qu’attendez-vous pour constituer des commissions d’enquête sur la reddition des comptes et le fonctionnement de l’appareil judiciaire ?
Des dossiers secondaires comme une commission d’enquête sur les tribulations de Rakhou peuvent patienter. Pourquoi le débat sur la gestion de la Fédération Sénégalaise de Football est-il occulté ? Pourquoi n’exigez-vous aucune transparence sur les négociations avec la Banque mondiale et les bailleurs internationaux ? Enfin, pour quelles raisons les procédures de nationalisation et de révision des licences minières sont-elles au point mort ?