Assemblée nationale et direction de parti : Ndiaga Sylla interpelle sur l’éthique politique

Le cumul de la présidence de l’Assemblée nationale avec la direction d’un parti politique soulève des questions d’éthique institutionnelle. Dans une tribune, Ndiaga Sylla estime que cette situation présente des risques de confusion des rôles comparables à ceux régulièrement dénoncés lorsque le président de la République dirige également un parti politique.

« Pourquoi ce qui est dénoncé au sommet de l’Exécutif deviendrait-il acceptable au sommet du pouvoir législatif ? », s’interroge-t-il, appelant à davantage de cohérence et d’exemplarité dans l’exercice des responsabilités publiques.

L’auteur critique également la place accordée aux querelles de positionnement politique dans un contexte économique et financier difficile. Selon lui, la présentation de la loi de finances rectificative à l’Assemblée nationale aurait dû conduire le parti du président de l’institution à tenir ses délibérations en l’absence de celui-ci, afin de préserver la distinction entre responsabilités institutionnelles et engagements partisans.

Pour Ndiaga Sylla, la crédibilité des institutions dépend notamment de la capacité des dirigeants à appliquer à eux-mêmes les principes qu’ils défendent auprès des autres, indépendamment des rapports de force politiques.

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