Assemblée nationale : ce qui attend les députés après six, huit ou dix absences

Ce vendredi 08 mai, l’Assemblée nationale tient une séance plénière consacrée à l’examen de la proposition de loi n°10/2026 portant modification de l’article 118 de son Règlement intérieur. Le texte arrive en plénière après son passage, mercredi, en commission technique, avec un objectif affiché : renforcer l’assiduité des députés pendant les travaux parlementaires et les commissions.

La réforme vise l’absentéisme des élus en introduisant un dispositif de pénalités financières graduées. Le changement envisagé ne se limite donc pas à un rappel de principe sur la présence en séance : il prévoit une échelle de sanctions liée au nombre d’absences constatées sans justification valable.

Au fil du dispositif rapporté par Sud Quotidien, un député qui manquerait six séances plénières sans motif valable se verrait retenir la moitié de son indemnité parlementaire, tandis qu’à huit absences, la suspension porterait sur la totalité de cette indemnité.

Une gradation des sanctions jusqu’à la démission d’office

Le texte va plus loin encore pour les cas les plus lourds. À dix séances plénières manquées, il prévoirait le constat automatique de la démission d’office du député concerné. Cette disposition place l’article 118 modifié au centre d’un mécanisme progressif, allant de la retenue financière à la perte du mandat.

La discussion ouverte en séance plénière porte ainsi sur une modification ciblée du Règlement intérieur, déjà examinée en commission technique et présentée comme un moyen de renforcer la présence effective des parlementaires dans les travaux de l’institution. Ces éléments sont rapportés dans les colonnes de Sud Quotidien.

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5 commentaires

  1. Ces mesures sont à saluer et à appliquer sans état d’âme par l’assemblée nationale. Les durées d’absence citées dans le nouveau règlement sont trop longues à mon avis dans la mesure où de telles durées d’absences sont intolérables pour des gens dotés de tous les moyens nécessaires à leur mission au nom et au service du peuple qui les a élus. Bravo pour ceux qui ont fait ces propositions. Recevoir mensuellement son salaire, utiliser le véhicule d’autres moyens mis à leur disposition, me semblent indignes d’un élu de ce niveau de responsabilité.

  2. Ce sont des sanctions qui ne derangeront pas bcp de députés parce qu étant à l’ abri du besoin c’est peut être les pauvres chômeurs de pastef qui s y accrocheront

  3. Au voyageur à qui on reprochait de s’accrocher à son sac tout le temps , comme s’il avait peur qu’on le lui vol , quand on lui a dit : il n’y a pas de voleur dans ce village , il n’y a jamais eu de voleur dans ce village , le voyageur posa cette question : s’il n’y’a jamais eu de voleur ici , dites moi comment vous connaissez ce nom .
    Si l’assemblée prend ce dispositif en vers les députés , cela veut dire que le phénomène existe au point d’être exagéré , sinon pourquoi prendre des mesures aussi dures contre . Messieurs vous êtes au service du peuple et pas le contraire .

  4. Une république bananière ne se réforme pas : elle se perfectionne dans l’arbitraire. Cette loi, brandie comme un outil de justice, n’est en réalité qu’un couteau à lame flexible, prêt à se tordre selon les besoins du pouvoir. On l’interprétera comme on tord un bras : avec opportunisme, sans scrupule, et toujours dans le même sens.

    Qu’on ne s’y trompe pas : rien n’empêcherait le gouvernement de dresser un mur de gendarmes devant l’Assemblée nationale pour refouler les députés de l’opposition. Une scène grotesque, répétée en boucle, jusqu’à ce que ces élus du peuple puissent être destitués grâce à une loi taillée comme un piège, calibrée pour éliminer ceux qui dérangent.

    Et comment oublier l’épisode du fameux «contumax théatrique», cette acrobatie juridique où un fugitif arrêté s’est vu refuser un nouveau procès sous prétexte que son arrestation relevait d’une autre affaire. Une pirouette, un tour de passe-passe, un numéro de prestidigitation institutionnelle où la justice disparaît sous le rideau, remplacée par une mécanique de pouvoir.

    Voilà comment une République se vide de sa substance : non pas d’un coup, mais par une succession de petites torsions, de contournements, de manipulations. Jusqu’à ce qu’il ne reste plus que la façade, et derrière, le vide.

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