Des dirigeants et responsables du Golfe se sont réunis mardi à Djeddah, en Arabie saoudite, dans un contexte de crise régionale liée à la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Cette rencontre intervient alors que les tensions continuent d’affecter la sécurité et les échanges maritimes dans la région.
Selon les informations rapportées par Insider Paper, les discussions se sont tenues au moment où la Maison Blanche examine une nouvelle proposition iranienne visant à mettre fin à ce conflit vieux de deux mois et à rouvrir le détroit d’Ormuz. Avant la guerre, cette voie maritime assurait le passage d’environ 20 % du pétrole brut mondial et du gaz naturel liquéfié, mais le trafic a été largement perturbé par les hostilités.
D’après des images diffusées par les médias d’État saoudiens, les dirigeants et officiels venus de plusieurs pays du Golfe ont été accueillis à leur arrivée à Djeddah par le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane. L’agence de presse saoudienne a indiqué que plusieurs sujets liés aux évolutions régionales et internationales ont été abordés, ainsi que la coordination des efforts pour y répondre.
Une source proche du gouvernement, citée par l’AFP, a précisé que le sommet portait sur « la situation politique et sécuritaire actuelle dans la région ». De son côté, l’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, a déclaré dans un message publié sur les réseaux sociaux que cette rencontre reflétait « la position unifiée du Golfe face à la situation actuelle » ainsi que la nécessité d’un renforcement de la coordination et de la concertation.
Le contexte de cette réunion reste marqué par une intensification militaire. L’Iran a lancé des vagues de missiles et de drones visant les États du Golfe en riposte aux frappes américaines et israéliennes contre la République islamique, déclenchées le 28 février. Selon le contenu source, ces attaques ont gravement endommagé d’importantes installations énergétiques dans la région.