Selon APS, le directeur général de l’Agence nationale de l’aquaculture (ANA), Samba Ka, a présenté mardi à Dakar le plan stratégique de développement (PSD) 2026-2030 de l’ANA. L’objectif est de créer 26 000 emplois et de produire 20 000 tonnes de poisson en quatre ans, avec des investissements de 36,5 milliards de francs CFA via des partenariats public-privé.
Samba Ka a souligné que l’aquaculture n’est plus une option mais un impératif stratégique, face à la baisse de la consommation de poisson et à la surexploitation des ressources halieutiques. La consommation annuelle par habitant est passée de 29 kg en 2008 à moins de 16 kg depuis 2018.
Le PSD prévoit d’appliquer le Code de l’aquaculture, de former au moins 10 000 acteurs, de développer une industrie nationale d’aliments aquacoles pour réduire les importations, et de faire de l’aquaculture un levier de souveraineté alimentaire. La production aquacole nationale était de 3 049 tonnes en 2025.
Selon Mamadou Abibou Diagne, secrétaire général du ministère des Pêches et de l’Économie maritime, dont les propos sont rapportés par APS, ce plan permettra de réduire la pression sur les ressources halieutiques naturelles et d’augmenter la consommation de protéines animales par les Sénégalais.
Il est temps de passer à une aquaculture intelligente en rompant avec les méthodes qui ne fonctionnent plus.
Fini le tilapia à grosse tête et peu de chair ! Pour réussir, nous devons nous concentrer sur des espèces appropriées et réellement appréciées localement.
La stratégie repose sur deux axes majeurs :
Le choix des espèces : Il faut impérativement introduire le Tilapia de souche asiatique, qui possède un corps massif pour une petite tête, ainsi que le Kong (poisson-chat) d’Asie. Ce sont des espèces à haut rendement, conçues pour la consommation et la rentabilité.
Une alimentation maîtrisée : L’erreur fatale à éviter est l’utilisation de la farine de poisson. Nous devons privilégier des alternatives intelligentes, plus économiques et durables, pour garantir la qualité du poisson sans exploser les coûts de production.
L’objectif est simple : produire localement un poisson charnu et de qualité supérieure, qui répond aux attentes réelles de nos marchés.