La réouverture du détroit d’Ormuz se profile après l’annonce d’un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran, dont la signature est attendue le 19 juin à Genève. Ce corridor maritime, par lequel transite 20 % du pétrole mondial, était bloqué depuis près de quatre mois par les Gardiens de la révolution iraniens, provoquant des perturbations sur les marchés énergétiques mondiaux.
Pour l’Afrique, cette crise a mis en lumière une vulnérabilité structurelle. Comme l’écrit Jeune Afrique, la quasi-totalité des pays africains dépendent des importations pour leurs besoins en produits pétroliers et ne disposent que de 15 à 25 jours de réserves de carburant, loin des 90 jours recommandés par l’Agence internationale de l’énergie. Au Nigeria, le blocage a déjà provoqué une flambée des prix à la pompe et alimenté une inflation galopante, comme le rapportait Senego en mars 2026.
Si l’accord de paix apporte un répit, il ne saurait dispenser le continent de repenser son modèle énergétique. La dépendance au détroit d’Ormuz expose les économies africaines à des chocs exogènes récurrents. Les experts appellent à une accélération de la diversification des sources d’approvisionnement et au développement des énergies renouvelables, ainsi qu’à la constitution de réserves stratégiques conformes aux normes internationales.
La coopération régionale apparaît également comme un levier clé pour mutualiser les infrastructures de stockage et de transport. Sans ces mesures, l’Afrique risque de subir de nouvelles crises énergétiques à chaque tension géopolitique majeure.

