Après les nominations du 10 septembre, les leaders de Diomaye Président se rebellent à Kiiraay

Après les nominations annoncées lors du Conseil des ministres tenu exceptionnellement jeudi 10 septembre, la contestation s’est amplifiée au sein des leaders de la Coalition Diomaye Président réunis à Kiiraay, Les Patriotes républicains. Ils reprochent au président Bassirou Diomaye Faye d’avoir favorisé des ralliés de la dernière heure, alors que plusieurs responsables engagés à ses côtés depuis le début n’ont pas été retenus.

Cette rébellion à Kiiraay des leaders de la Coalition Diomaye Président s’exprime depuis vendredi dans leur panel. Les concernés parlent de déconsidération, de manque d’informations et d’une absence de communication avec le chef de l’État. Ils déplorent également de ne pas avoir été reçus par le président depuis la rupture avec Ousmane Sonko et le Pastef.

Des audiences et une création de parti contestées

Selon les éléments rapportés par senenews, aucune rencontre officielle ou officieuse n’aurait été organisée avec ces responsables, pas même par l’intermédiaire d’une délégation. Ils affirment aussi que la création du nouveau parti présidentiel ne leur aurait pas été présentée avant son annonce aux maires, invités à y adhérer comme membres fondateurs.

Un interlocuteur estime que la Coalition Diomaye Président aurait dû être informée et consultée avant cette démarche. Un autre affirme avoir appris par la presse la rencontre du 8 août, à laquelle les leaders se sont pourtant mobilisés, sans recevoir de mot particulier du président. Ils disent enfin découvrir régulièrement, dans la presse ou sur Facebook, les audiences accordées à d’autres responsables.

Les nominations du 10 septembre ont constitué, selon eux, un point de rupture supplémentaire. Le groupe WhatsApp de la coalition a été marqué par des messages dénonçant la frustration des militants restés fidèles au chef de l’État. B.D. a averti que le réveil pourrait être brutal si cette colère n’était pas entendue, tandis que P.D. a appelé à prendre en compte le silence et le recul de plusieurs camarades.

I.C. a de son côté déclaré que le silence ne traduisait pas une faiblesse et que les personnes engagées depuis les premières heures méritaient respect et considération. Un autre leader a lancé en wolof : « Golo di bey, baabun di dunde mo wara jeex ci rewmi », traduit par : « Le nègre travaille, le Blanc mange, cela doit cesser dans ce pays ».

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