Pris à partie après la diffusion de sa lettre de démission estampillée « confidentiel », Habib Sy monte au créneau. L’ancien président du Conseil d’administration de la Senelec affirme que le document lui appartient et qu’il était libre de le rendre public une fois son destinataire saisi.
Au lendemain de l’annonce de sa démission de la présidence du Conseil d’administration (PCA) de la Senelec, Habib Sy répond aux nombreuses critiques suscitées par la publication de sa lettre, marquée de la mention « confidentiel ».
Dans une déclaration, l’ancien PCA estime que nombre de commentaires reposent sur une méconnaissance des règles administratives.
« Beaucoup d’ignorants au sujet de la publication d’un document administratif estampillé « confidentiel ». »
Habib Sy soutient que la lettre de démission demeure la propriété de son auteur et que celui-ci est libre d’en assurer la diffusion.
« La lettre confidentielle d’un agent démissionnaire appartient à l’auteur. Il ne saurait être muselé par la confidentialité, dont l’objet principal est d’éviter la circulation en interne sans autorisation. »
Selon lui, la confidentialité vise essentiellement à encadrer la circulation interne du document et non à empêcher son rédacteur de le publier, surtout après sa réception par le destinataire.
« Il a la latitude de publier la lettre, d’autant plus que son destinataire l’a reçue. »
Habib Sy conclut en invitant ses détracteurs à faire preuve de retenue avant de remettre en cause la qualité de la rédaction ou la maîtrise des procédures administratives d’un ancien haut responsable.
« Prudence, quand on a la prétention d’apprécier la rédaction d’un cadre avec 40 ans de service administratif. »
Cette sortie intervient alors que la publication de sa lettre de démission a suscité un vif débat sur les réseaux sociaux, certains internautes estimant qu’un document revêtu de la mention « confidentiel » ne pouvait être rendu public.
