Après le limogeage de Pape Thiaw, la FSF doit clarifier l’usage des primes continentales

« Pape Thiaw a subi un bashing impressionnant, notamment pour avoir osé dénoncer un système qui gangrène notre continent. » La déclaration de Diomansy Kamara, ancien international sénégalais, illustre la tension qui règne autour du limogeage du sélectionneur des Lions de la Teranga. Une situation qui met en lumière les dysfonctionnements au sein de la Fédération sénégalaise de football (FSF).

La gestion financière de la FSF est au cœur des interrogations. Les primes reçues pour les titres continentaux (CAN 2021, CHAN 2023) et les matches amicaux contre l’Angleterre ou le Brésil n’ont jamais fait l’objet d’un compte-rendu détaillé. Officiellement, ces fonds doivent couvrir la logistique, les primes des joueurs et le développement du football local. Mais l’opacité persiste.

Autre sujet de crispation : le contrat de Pape Thiaw. Comme le détaille Seneplus, le sélectionneur a disputé la Coupe du monde 2026 sans avoir signé de document officiel. La FSF a bloqué les discussions pendant des mois, lui reprochant d’avoir négocié directement avec le ministère des Sports. Le texte n’a été paraphé qu’à quelques heures du premier match, sous l’intervention du président Bassirou Diomaye Faye. Le salaire mensuel fixé à 30 millions FCFA et la clause de départ de 240 millions FCFA alimentent désormais la polémique.

Deux visions s’opposent depuis. Le 14 juillet 2026, le président de la FSF, Abdoulaye Fall, a pointé les « prétentions salariales démesurées » de l’ancien coach lors d’une conférence de presse. À l’inverse, Diomansy Kamara a dénoncé un « bashing impressionnant » et rappelé que Pape Thiaw n’a jamais été auditionné avant son licenciement. « Où est la logique ? », s’interroge-t-il.

La clause de licenciement de 240 millions de FCFA est désormais effective.

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