L’assassinat du Guide suprême Ali Khamenei plonge la République islamique dans une phase de transition politique, sur fond d’escalade militaire au Moyen-Orient. Alors que Téhéran multiplie les représailles contre les intérêts américains et israéliens, la question de la vacance du pouvoir central trouve une première réponse institutionnelle.
Selon la chaîne Al Jazeera, les autorités iraniennes ont annoncé la formation d’un conseil de direction intérimaire pour diriger le gouvernement. Cette mesure s’appuie sur l’article 111 de la Constitution iranienne, qui autorise une instance temporaire de trois membres à assumer les fonctions du Guide suprême en attendant l’élection de son successeur.
L’attelage désigné pour cette mission transitoire réunit des profils politiques distincts. Il est composé du président de la République Masoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire Gholam-Hossein Mohseni-Ejei, et de l’ayatollah Alireza Arafi, membre du Conseil des gardiens de la Constitution.
Élu en 2024 sur un programme réformateur, Masoud Pezeshkian, 71 ans, est un ancien chirurgien et ministre de la Santé. Face à la mort d’Ali Khamenei, il a publiquement affirmé que l’Iran considère désormais comme un devoir légitime de venger cette action. À ses côtés, Gholam-Hossein Mohseni-Ejei incarne l’aile conservatrice du gouvernement. Nommé à la tête de la justice en 2021, cet ancien ministre du Renseignement avait récemment promis l’absence totale de clémence contre les manifestants lors de la chute du rial, accusant les États-Unis et Israël de soutenir les troubles.
Le troisième membre, l’ayatollah Alireza Arafi, siège depuis 2019 au Conseil des gardiens, l’autorité chargée de valider la conformité des lois aux principes islamiques et d’approuver les candidatures électorales. Il occupe également la vice-présidence de l’Assemblée des experts, l’organe précisément chargé de superviser la sélection du prochain Guide suprême, et dirige les prières du vendredi à Qom, le principal centre religieux du pays.
Cette réorganisation interne intervient dans un climat de confrontation directe, alors que Téhéran a déjà lancé des frappes sur plusieurs bases militaires à travers le Golfe. En parallèle, Donald Trump s’est adressé samedi au public iranien pour l’inciter à renverser le gouvernement, qualifiant la situation actuelle de seule chance pour des générations.
Trump sanguinaire et doit être poursuivi par cpi.
On dirait que l’assemblée nationale a été écartée !