Alioune Ndoye, maire du Plateau : « Le Parti socialiste ne sera ni vendu, ni loué, ni livré »

Dans une tribune relayée par Xalima, Alioune Ndoye, maire de la commune du Plateau, martèle que le Parti socialiste n’est pas à vendre. Une prise de position qui intervient alors que la formation fondée par Léopold Sédar Senghor traverse la crise la plus grave de son histoire.

L’élu socialiste dresse un constat sévère : le PS n’a obtenu qu’un seul député aux législatives de novembre 2024, un résultat catastrophique qui illustre son affaissement électoral. Les divisions internes ont atteint un point de rupture, comme en témoigne l’annulation de l’assemblée générale des secrétaires généraux de coordination le 13 juin 2026, après des affrontements entre militants.

Alioune Ndoye dénonce ce qu’il qualifie de « confiscation » du processus de relance. Il rappelle que, le 5 février 2026, le Secrétariat exécutif national a demandé l’adoption de conclusions fondées sur un rapport inaccessible aux militants. Malgré une promesse de concertation, le document intégral n’a jamais été rendu public, privant la base de tout débat éclairé. « On demande aux militants d’adhérer à une relance dont le fond demeure caché », s’indigne-t-il.

Face à cette situation, le maire du Plateau appelle à une refondation démocratique. Il cite le « Manifeste Dundal Ps – Faire revivre le Parti socialiste », publié en janvier 2026, qui prône un parti moderne, inclusif et enraciné dans les territoires. Une exigence d’autant plus pressante que, selon lui, le PS ne peut survivre en étant géré comme une propriété privée.

Le Parti socialiste ne compte plus qu’un seul député à l’Assemblée nationale depuis les législatives de novembre 2024.

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