Jusqu’où le chef de l’État peut-il exercer son pouvoir discrétionnaire sur les moyens stratégiques de la puissance publique ? À l’occasion du Gamou, Alioune Badara Dione PhD a consacré une réflexion à cette question.
Son raisonnement rapproche deux prérogatives : la mise à disposition d’une armée et l’utilisation de fonds spéciaux. La comparaison entre les fonds spéciaux et l’armée constitue le point central de sa prise de position.
Dans sa publication relayée par leral, Alioune Badara Dione PhD soutient qu’il n’existe « aucune différence entre la mise à disposition d’une armée et celle de fonds spéciaux ». Il ajoute que « tout doit être laissé au pouvoir discrétionnaire absolu du Chef de l’État ».
Une vision de l’État fondée sur trois attributs
L’auteur présente l’État comme une institution qui ne se limite pas à l’administration des procédures et des ressources. Il met en avant l’autorité, la force armée et la puissance financière.
Il résume cette conception par la formule : « Un État c’est du sérieux : une autorité, une force armée et financière à la fois !!! »
La mise en parallèle de ces deux moyens de l’État pose ainsi la question de la marge de décision accordée au sommet de l’exécutif lorsqu’il s’agit d’instruments considérés comme stratégiques.
Un débat institutionnel
Cette prise de position intervient alors que les fonds spéciaux font l’objet de discussions institutionnelles au Sénégal. Le 18 août 2026, Aminata Touré avait invoqué le décret n° 2004-1186 pour défendre le principe de ces crédits et estimé que leur contrôle pouvait notamment passer par la loi de règlement plutôt que par un contrôle direct de l’Assemblée nationale.
La même période a été marquée par la réaction du député de Pastef Amadou Ba, qui a dénoncé le refus du gouvernement d’un contrôle parlementaire des fonds spéciaux et évoqué un « virage à 360 degrés » par rapport aux engagements de transparence.
La comparaison formulée par Alioune Badara Dione déplace toutefois le débat vers le rapport entre autorité exécutive, moyens régaliens et rôle de l’armée. Elle intervient dans une séquence où Babacar Justin Ndiaye a appelé, le 21 août 2026, à concilier transparence et sécurité nationale, en distinguant les crédits liés au renseignement des financements ordinaires.
Alioune Badara Dione PhD a conclu sa publication par cette déclaration : « Un État c’est du sérieux : une autorité, une force armée et financière à la fois !!! »

Sénégalais yi amouniou ak yawe wakh na diomaye guene wakh car il a des comptes à rendre aux sénégalais auxquels il dilapide largement l’argent du contribuable fane la queu tek car les sénégalais n’ont pas d’argent à jeter par la fenêtre