Ce 7 août 2026, le parquet de Pikine-Guédiawaye a annoncé un non-lieu partiel dans l’affaire Pape Cheikh Diallo, selon un communiqué signé du procureur Saliou Dicko. Le juge d’instruction du premier cabinet a ainsi mis fin aux poursuites pour 28 personnes, tout en décidant du renvoi de 71 autres devant le tribunal correctionnel.
Les faits retenus contre ces derniers sont ceux d’association de malfaiteurs et d’actes contre nature. En revanche, les accusations de mise en danger de la vie d’autrui et de transmission volontaire du VIH/SIDA ont été écartées, faute d’éléments suffisants.
Le ministère public, qui avait requis le renvoi de tous les inculpés pour l’ensemble des infractions, n’entend pas en rester là. Il a interjeté appel de l’ordonnance, maintenant ainsi la pression judiciaire sur ce dossier explosif.
Dès son déclenchement en mars 2026, l’affaire avait secoué l’opinion avec 37 arrestations et 32 mandats de dépôt. La révélation qu’au moins 17 des personnes interpellées étaient porteuses du VIH avait ajouté une dimension dramatique, même si cette charge a finalement été abandonnée.
Plusieurs mis en cause ont en outre clamé leur innocence tout au long de l’instruction. En juillet dernier, Doudou Lamine Dieng, un banquier placé sous mandat de dépôt, avait ainsi contesté tous les faits qui lui étaient imputés devant le juge, affirmant n’avoir « absolument rien à se reprocher ».
Xalima, qui a relayé le communiqué, rappelle que l’information judiciaire avait été clôturée le 1er août 2026 pour un total de 99 inculpés, parmi lesquels figure Cheikh Ahmed Tidiane Diallo, plus connu sous le nom de Pape Cheikh.
