À Tambacounda, une remise en liberté est intervenue alors que l’enquête, elle, ne s’arrête pas. Une employée de l’UCG, d’abord placée entre les mains des enquêteurs, a finalement été relâchée, pendant que près d’une vingtaine d’autres personnes restent encore en garde à vue dans ce dossier.
Les investigations sont conduites par la section de recherches de la gendarmerie de Tambacounda. Elles portent sur une affaire présentée comme impliquant des hommes et des femmes présumés homosexuels et lesbiennes. Dans ce cadre, une femme décrite comme une prostituée connue dans la capitale orientale a été interpellée, comme l’écrit Senenews, puis entendue par les enquêteurs.
Une perquisition sans élément compromettant
Son audition s’inscrivait dans l’élargissement des recherches lancées après plusieurs arrestations. Une fouille a aussi été menée à son domicile afin de vérifier si elle pouvait être liée à cette affaire, qui continue de retenir l’attention à Tambacounda.
Mais les vérifications effectuées n’auraient pas permis de mettre au jour d’élément compromettant pouvant justifier son maintien. Après son audition et la perquisition réalisée chez elle, la femme a donc été remise en liberté.
Pour autant, ce développement ne marque pas la fin du dossier. L’enquête se poursuit toujours. Jusqu’ici, vingt personnes ont été interpellées, dont quatorze présumés homosexuels et six lesbiennes, parmi lesquelles figure une agente de l’UCG. Ces personnes ont été placées en garde à vue dans le cadre de la procédure judiciaire en cours.