En quittant ses fonctions de ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Abdourahmane Sarr a exprimé un message de gratitude et de continuité, saluant la confiance des plus hautes autorités de l’État, notamment le président de la République Bassirou Diomaye Faye et l’ancien Premier ministre, devenu président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko. « Les fonctions publiques passent, les idées demeurent », résume-t-il à propos de son départ du gouvernement.
Dans sa déclaration de départ, l’ex-économiste du FMI insiste d’abord sur la dimension collective de son action gouvernementale, estimant avoir contribué à plusieurs chantiers structurants pour l’avenir du pays. Il cite notamment la mise en place de la Vision Sénégal 2050 et sa déclinaison quinquennale 2025-2029, ainsi que des stratégies dédiées au secteur privé et à l’investissement.
Il met également en avant des réformes touchant à la coopération économique et financière, la transparence macroéconomique et le développement de nouveaux mécanismes de financement, dont ceux liés à la diaspora et aux partenariats public-privé. La territorialisation des politiques publiques figure aussi parmi les axes majeurs évoqués.
« Nous avons contribué à poser plusieurs jalons importants pour l’avenir », souligne-t-il, estimant que ces chantiers « appartiennent au Sénégal » et devront être poursuivis par les autorités actuelles.
Au-delà du bilan, Abdourahmane Sarr revendique une ligne de pensée économique assumée, fondée sur la liberté et la discipline macroéconomique. « Les fonctions publiques passent. Les idées demeurent », affirme-t-il, en réaffirmant son attachement à la souveraineté économique, à l’innovation et à l’initiative privée.
Dans un message plus personnel, il conclut sur une note de continuité dans son engagement : « Je continuerai à servir le Sénégal avec la même énergie ». Et de résumer sa philosophie en wolof : « Moom sa bopp. Menel sa bopp. »
