Deux prises de parole structurent la nouvelle étape de la polémique autour de Boubacar Boris Diop. Abdoulaye Seck affirme avoir répondu point par point à l’interview de l’écrivain et annonce qu’il ne poursuivra pas l’échange.
La controverse porte notamment sur les analyses de l’intellectuel sénégalais concernant l’accalmie du champ politique et l’influence des réactions venues de France.
Dans l’entretien accordé à Impact.sn et rapporté par Seneplus, Boubacar Boris Diop avait estimé que les appels de la société civile et des autorités religieuses avaient favorisé un relâchement des positions. Il avait aussi avancé que les prises de position de Jean-Luc Mélenchon et d’Olivier Faure avaient pu renforcer le désir de paix civile de Macky Sall.
Une réplique centrée sur le rôle des intellectuels
Abdoulaye Seck rejette cette grille de lecture. Il reproche à l’écrivain de ramener les évolutions politiques sénégalaises aux réactions de responsables français. Selon lui, cette approche réduit la capacité des acteurs locaux à penser leur propre réalité politique.
Dans sa contribution, Boubacar Boris Diop est qualifié d’« intellectuel aride ». Abdoulaye Seck définit cette expression comme le fait de reprendre des concepts existants en les enfermant dans une formule censée expliquer durablement les évolutions de l’espace et du temps.
L’auteur de la réplique cite également Emmanuel Desfourneaux, dont il critique l’analyse des réactions françaises aux tensions politiques sénégalaises. Il estime que cette lecture rejoint celle de l’écrivain.
La réponse s’inscrit dans une polémique plus large provoquée par les propos de Boubacar Boris Diop sur Ousmane Sonko. Dans une interview, l’écrivain avait présenté le leader de Pastef comme une chance pour le Sénégal et l’Afrique, ainsi que comme l’héritier de Mamadou Dia et de Cheikh Anta Diop.
Abdoulaye Seck conclut sa réplique en indiquant que le débat est clos de son côté.

L’inspiration de Borricot DIOP est vraiment devenue aride. Ses neurones sont détruites par son addiction à ……..