À Mbour, la rareté du poisson fait grimper les prix et met pêcheurs et ménages sous pression

À Mbour, le poisson se fait rare, les prix augmentent et pêcheurs, mareyeurs, vendeuses et ménages en subissent les effets. Le quai reste actif autour des étals et des charrettes, mais des pirogues demeurent près du rivage ; réunir des prises suffisantes pour répondre à la demande devient difficile pour les professionnels.

Le quai de Mbour est présenté comme un site majeur de débarquement du poisson au Sénégal. Babacar Ndiaye accuse des navires étrangers opérant dans les eaux sénégalaises de prélèvements excessifs et de ne pas toujours respecter les règles de leurs autorisations, rapporte l’APS.

Il cite des embarcations dont le permis ne couvrirait la capture que d’un seul type de poisson alors qu’elles en prennent plusieurs. D’après lui, ces prises réduisent les volumes accessibles aux pêcheurs locaux.

Amadou Guèye, actif dans la pêche artisanale à Mbour, critique les filets capables de retenir de petits poissons avant leur maturité. À ses yeux, cette pratique compromet le renouvellement des ressources halieutiques et fragilise les conditions de vie des communautés de pêcheurs.

D’autres professionnels lient, pour leur part, la baisse des prises aux conditions météorologiques défavorables.

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