Le matin de sa visite à Malibu Plage, à Guédiawaye, Modou Fall observe les déchets qui s’accumulent sur le sable alors que Dakar doit accueillir les Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ) 2026 en octobre.
Vêtu d’un ensemble fabriqué avec des déchets plastiques et marqué du slogan « Ensemble pour un Sénégal propre », l’activiste, connu sous le nom de « Plastic Man », demande des mesures urgentes. Comme l’écrit Apanews, il plaide pour une collecte mieux organisée, le recyclage et la réduction des emballages.
Ancien militaire, Modou Fall explique que son engagement est né lors de son passage à la frontière entre le Sénégal et le Mali. Il y dit avoir constaté la dégradation des écosystèmes, notamment à travers la coupe abusive du bois. Il revendique aujourd’hui plus de vingt ans de lutte contre la pollution plastique.
Un combat né sur le terrain
Le surnom « Plastic Man » lui a été donné après une interview accordée au New York Times. Certains Sénégalais l’appellent aussi « Modou Mbous », en référence au terme wolof utilisé pour désigner le sac plastique.
À Malibu Plage, il montre des emballages et des bouteilles abandonnés. Selon lui, ces déchets ne posent pas seulement un problème de propreté. Ils peuvent atteindre l’océan, être ingérés par les poissons et se retrouver dans l’alimentation humaine. Le bétail peut également avaler des sacs laissés dans l’environnement.
Modou Fall estime que la venue des délégations sportives et des spectateurs donnera une importance particulière à la gestion des déchets. Il évoque l’hypothèse de plus de 2 700 athlètes utilisant chacun cinq à six bouteilles par jour, sans compter les supporters.
Il demande à l’État de mieux réglementer le secteur du plastique, notamment la production et la distribution de bouteilles d’eau lors des grands rassemblements. Il souhaite aussi que les matières récupérées soient orientées vers des structures capables de leur donner « une deuxième vie ».
Une partie des plastiques ramassés dans les rues et sur les plages est, selon lui, acheminée vers la décharge de Mbeubeuss, où leur brûlage peut contribuer à la pollution atmosphérique.
Plastic Man face à la pollution plastique à Dakar, la Ville de Dakar avait remis en juillet 2026 2 000 bacs à ordures de 660 litres à la SONAGED, dont 1 000 immédiatement disponibles.
