À Louga, un compte Facebook attribué à Ndiaga Seck a conduit à son inculpation

23 personnes ont déjà été placées sous mandat de dépôt dans cette affaire, et Ndiaga Seck figure désormais parmi elles. Comptable et acteur politique, il a été inculpé puis écroué par le juge d’instruction du premier cabinet de Louga.

L’enquête est remontée jusqu’à lui à partir de la déposition d’Ahmadou Lamine Dia. Cet homme a expliqué aux enquêteurs avoir connu Ndiaga Seck entre 2013 et 2014 sur Facebook. Il a aussi affirmé que cette relation avait débouché sur des rapports sexuels à la Somone, sur la Petite-Côte. Face à ces déclarations, le mis en cause a dit ne pas se souvenir de lui, tout en confirmant plusieurs informations personnelles communiquées aux enquêteurs.

Le dossier a ensuite basculé avec l’exploitation d’un compte Facebook ouvert sous le pseudonyme « Ndanane ». Des échanges présentés comme des messages de drague et de prises de rendez-vous sexuels y ont été retrouvés, indique le quotidien Libération, dans une affaire également évoquée par Dakaractu. Mis devant les documents imprimés, Ndiaga Seck a fini par reconnaître les faits. Il s’est décrit, toujours d’après Libération, comme « prisonnier d’un vice » et a expliqué avoir tenté à plusieurs reprises de mettre fin à ses pulsions.

Dans ses déclarations, il a aussi affirmé que chacun de ses pèlerinages à La Mecque était motivé par la volonté d’être délivré de ce comportement. Le journal rapporte également qu’il a remis aux enquêteurs une liste de dix personnes avec lesquelles il admet avoir eu des relations sexuelles, principalement à Dakar et sur la Petite-Côte.

Concrètement, cette remise de noms peut élargir encore le champ de l’enquête. Le dossier ne se limite plus à un seul mis en cause ni à un seul témoignage. Il s’inscrit désormais dans une procédure plus large, avec de nouvelles arrestations possibles à partir des éléments déjà collectés par les enquêteurs.

L’affaire montre aussi le poids pris par les traces numériques dans les dossiers judiciaires. Ici, ce sont des échanges retrouvés sur un réseau social, ajoutés aux déclarations d’un témoin et à un numéro de téléphone anciennement transmis, qui ont permis de consolider les investigations à Louga.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l’exprimer dans un langage respectueux.

Laisser un commentaire