Au marché central de Kaolack, les coupures de courant perturbent le commerce des produits frais. Les vendeurs de poulet, de viande et de produits halieutiques dépendent du froid pour conserver leurs marchandises. Ces difficultés s’inscrivent dans un contexte de tensions sur le système électrique : la Senelec a annoncé de possibles perturbations temporaires dans certaines parties du pays, liées à l’indisponibilité de moyens de production, notamment aux travaux de maintenance programmés sur la centrale flottante Karpowership. La société a également évoqué une forte demande d’électricité.
Rama Diop, qui vend du poulet sur ce marché depuis une dizaine d’années, dit voir ses produits se gâter et ses pertes augmenter. Comme elle achète sa marchandise à crédit, elle puise dans ses économies pour rembourser ses fournisseurs lorsque les ventes ne suffisent pas. Des acheteurs constatent aussi que le poulet se fait plus rare, les commerçants hésitant à s’en approvisionner. Le poisson et les fruits de mer manquent également, tandis que les vendeurs déplorent le manque de glace.
Les conséquences des coupures de courant à Kaolack touchent aussi les artisans, rapporte EnQuête+. Khadim Tall, président de la coopérative Artisans Mbokoum Ndiaye de Kaolack, affirme que ses deux ateliers de menuiserie métallique à Ndorong restent fermés faute d’électricité. Des commandes déjà payées attendent d’être livrées, ce qui, selon lui, fragilise la confiance entre artisans et clients.
Pour poursuivre son activité, Khadim Tall se déplace avec quelques outils vers des quartiers où le courant est disponible. Il doit payer le déplacement et l’électricité utilisée chez les personnes qui l’accueillent. Il défend aussi le recours à l’énergie solaire. Abdoulaye Diankha, dit « GO », qui préside le réseau pour la promotion des artisans de Kaolack, signale pour sa part des pannes de matériel après des coupures suivies de rétablissements brusques.
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Ansoumana, pêcheur, a été rencontré au marché au poisson à son arrivée des côtes de Mbour.





