La salinisation et l’avancée de la mer menacent l’écosystème et les activités de pêche dans une partie du département de Sédhiou. À Bouno, village de la commune de Bambali, les habitants ont lancé une opération de reboisement pour renforcer la protection du littoral et des zones humides.
Le reboisement du village de Bouno a porté sur la plantation de dizaines d’arbres et de propagules de palétuviers. L’initiative est menée avec l’association Green Sédhiou et l’ONG Solthis pour renforcer la résilience écologique de la zone, alors que la mangrove recule sous l’effet de la salinisation et de l’avancée de la mer.
Cette action, rapportée par l’APS, doit aussi contribuer à la protection des ressources halieutiques. Selon Moussa Sadio, agent de l’aire marine protégée de Sédhiou, les palétuviers offrent des refuges aux poissons et favorisent leur reproduction. La place de ces écosystèmes dans la protection de la biodiversité en Casamance a également été mise en lumière le 2 février 2026, lorsque le village de Boune, dans la commune de Kafountine, a accueilli la Journée mondiale des zones humides. Le choix de cette localité, retenue pour son patrimoine écologique exceptionnel, illustre l’importance des espaces insulaires et de la mangrove dans la préservation des équilibres naturels. Le thème de l’édition, « Zones humides et savoirs traditionnels : célébrer le patrimoine naturel », rappelle aussi le rôle des communautés qui entretiennent et défendent ces milieux.
Ibou Diaïté, habitant de Bouno, a remercié les partenaires et demandé l’appui des autorités pour construire des digues de protection et accompagner les initiatives communautaires. Pour les habitants, le reboisement ne peut donc constituer une réponse durable qu’avec des ouvrages capables de limiter l’érosion et une mobilisation continue des communautés.
Mariama Diakhaté, membre de Green Sédhiou, a rappelé que la mangrove joue un rôle vital dans la préservation des ressources halieutiques et humaines.
