27 dragues détruites par la gendarmerie sur la Falémé

Comment endiguer l’exploitation illégale des ressources minières sur la Falémé ? Les autorités misent sur des opérations coup-de-poing. La dernière en date remonte au 2 août 2026. Ce jour-là, aux environs de 17 heures, le détachement du Groupe d’Action Rapide de Surveillance et d’Intervention (GARSI) numéro 2, basé à Saeinsoutou dans l’arrondissement de Saraya, a mené une intervention décisive.

Selon la gendarmerie nationale, l’unité a procédé à la destruction de vingt-sept dragues utilisées pour l’orpaillage illégal le long du fleuve. Ces engins, sortes de barges équipées de pompes et de tamis, aspirent les sédiments du lit du cours d’eau pour en extraire de l’or. Leur usage est interdit dans un périmètre de 500 mètres autour de la Falémé, en raison des dégâts environnementaux qu’ils provoquent.

Cette nouvelle opération s’inscrit dans une série d’actions menées par le GARSI 2 ces derniers mois. Le 23 mai 2026, une intervention à Mouran, dans la commune de Missira Sirimana, avait permis de saisir motocycles, groupes électrogènes et moto-pompes. Quelques jours plus tôt, le 14 mai, dix dragues avaient déjà été détruites dans les villages de Wortoukhaty et Toumbifara. Le 16 avril, le même détachement avait annoncé la destruction de 32 dragues clandestines, accompagnée de saisies d’équipements logistiques.

Au total, 27 dragues ont été détruites sur la Falémé lors de cette dernière intervention. Les forces de sécurité entendent ainsi maintenir la pression sur les réseaux d’exploitation illicite qui prospèrent dans cette zone frontalière de la région de Kédougou.

L’information a été rapportée par Actusen, citant la gendarmerie nationale.

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