À l’occasion de la fête du Travail, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu les organisations syndicales ce 1er mai 2026, dans un contexte marqué par des attentes fortes du monde du travail. Cette rencontre a été l’occasion pour le chef de l’État de dévoiler une ambitieuse réforme du Code du travail et du Code de sécurité sociale, présentée comme un tournant dans la politique sociale du pays.
Déjà validés en Conseil des ministres, ces projets de loi devraient être prochainement soumis à l’Assemblée nationale. Ils intègrent plusieurs avancées significatives, dont l’extension du congé de maternité à 18 semaines et une refonte globale des dispositifs de protection des travailleurs.
Pour le président, il ne s’agit pas de simples ajustements techniques, mais d’une adaptation nécessaire du droit du travail aux mutations profondes de l’économie, notamment l’essor du secteur informel et la précarisation de certaines catégories professionnelles. Dans cette dynamique, une réforme des retraites est également envisagée, avec pour objectif d’assurer la viabilité des régimes sociaux face aux défis démographiques et financiers.
Autre priorité affichée : l’élargissement de la couverture sociale aux travailleurs de l’économie informelle, longtemps exclus des mécanismes classiques de protection. Une loi globale est en préparation pour corriger ces déséquilibres structurels.
Sur le plan économique, le chef de l’État a réaffirmé le rôle central de l’emploi dans la stratégie de relance. Il a notamment évoqué une hausse des contrats de travail enregistrés entre 2024 et 2025, perçue comme un signal positif dans un environnement international incertain. La politique nationale de l’emploi, déjà adoptée, devrait entrer dans sa phase opérationnelle, avec un accent particulier sur l’insertion et la formation des jeunes.
Enfin, Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la responsabilité des entreprises dans cette dynamique, appelant à un respect rigoureux des obligations sociales et fiscales. En parallèle, l’État promet des réformes visant à améliorer le climat des affaires et à faciliter l’accès au financement. Un équilibre délicat entre exigences sociales et soutien au secteur privé, que le gouvernement devra concrétiser dans les mois à venir.
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