Lors de sa session à Johannesburg cette semaine, le Parlement panafricain a affiché sa colère face à la vague de violences xénophobes qui secoue l’Afrique du Sud. Au moins quatre personnes ont été tuées et des dizaines de milliers déplacées, selon un bilan provisoire. Les parlementaires ont dénoncé des actes contraires à l’esprit du panafricanisme.
Le groupe des pays d’Afrique de l’Ouest, conduit par l’Ivoirien Yao Yao Lazare, a déposé une motion réclamant des sanctions fermes contre les auteurs de ces violences et une enquête indépendante de l’Union africaine sur le sol sud-africain. « Ces événements constituent une atteinte aux fondements même du panafricanisme », a-t-il déclaré devant une assemblée acquise à sa cause.
La diaspora sénégalaise n’est pas épargnée. Début juillet, le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, avait jugé ces agressions « contraires au panafricanisme et à l’humanisme ». La communauté sénégalaise, estimée à entre 5 000 et 10 000 personnes, vit un calvaire, notamment à Durban où des commerçants ont dû cesser leurs activités.
Selon les autorités de Pretoria et RFI Afrique, plus de 160 000 étrangers ont quitté le pays ces deux derniers mois, une situation qui tend les relations diplomatiques avec les autres gouvernements africains.
