Lors d’une rencontre régionale organisée à Ziguinchor, les responsables de la coalition Diomaye-Président ont réaffirmé leur engagement en faveur de l’unité et de la cohésion, dans un contexte où l’enjeu dépasse la simple gestion des crises institutionnelles et socio-économiques. Le président Bassirou Diomaye Faye, toujours membre de Pastef sans avoir démissionné ni été exclu, incarne cette dualité : à la fois chef de l’État et figure d’un parti qui refuse toute restructuration de la coalition au-delà de son cadre initial. Pourtant, c’est bien cette coalition, présentée comme « ouverte et au service de la vulgarisation de l’action gouvernementale », qui porte aujourd’hui le Plan Diomaye pour la Casamance, une réponse ciblée aux défis locaux.
Une relation clarifiée avec Pastef, mais des tensions persistantes
Le Dr Jean-Bernard Diatta a tenu à dissiper toute ambiguïté concernant les liens entre la coalition et Pastef, dont le président Bassirou Diomaye Faye reste juridiquement membre. « Le président de la République a dit lui-même qu’il est membre du PASTEF. Il n’y a donc pas de rivalité, nous allons travailler main dans la main pour fédérer toutes les forces vives », a-t-il déclaré, comme le rapporte Seneweb. Cette clarification intervient alors que Pastef, par la voix de ses dirigeants, s’oppose fermement à toute évolution de la coalition Diomaye Président, perçue comme une tentative de dilution de son influence. Un bras de fer silencieux, mais dont les répercussions se font déjà sentir : après la nomination d’Al Amine Lo au poste de Premier ministre, la coalition a réaffirmé son soutien au président, comme pour marquer une ligne rouge face aux velléités de recomposition politique.
Sidy Makhtar Coly, membre fondateur de la coalition, a insisté sur la nécessité d’une transparence démocratique dans l’organisation des structures locales. « Il faut un travail fort, symbole d’une cohésion sociale et politique indispensable », a-t-il martelé, soulignant l’importance des choix des bureaux et du respect des principes démocratiques. Les femmes et les jeunes, présentés comme des acteurs clés de cette dynamique, incarnent « l’ouverture et la transparence » nécessaires – un discours qui prend tout son sens alors que la coalition cherche à s’imposer comme un relais incontournable de l’action gouvernementale, au-delà des clivages partisans.
Le Pr Ansouma Diatta, professeur titulaire des universités et membre de la cellule universitaire de la coalition, a dressé un constat alarmant de la situation socio-économique. « Le panier de la ménagère a beaucoup changé, le quotidien du Sénégalais s’est détérioré », a-t-il observé, appelant à une mobilisation collective. « À lui seul, le président ne pourra pas gérer cette nation. Le Sénégal appartient à tout le monde, chacun doit apporter sa pierre. » Ces mots résonnent avec d’autant plus de force que la coalition, en structurant ses cellules locales, se positionne comme un acteur central pour relayer les politiques publiques – une ambition qui, si elle se concrétise, pourrait redéfinir l’équilibre des forces politiques dans le pays.
Les responsables régionaux ont annoncé l’installation prochaine des cellules communales et départementales, une étape cruciale pour ancrer la coalition dans les villages et quartiers. Cette structuration locale, présentée comme un levier pour renforcer la cohésion sociale, pourrait aussi servir de contrepoids aux réticences de Pastef – à condition que la coalition parvienne à concilier son ouverture affichée avec les attentes d’un parti qui, malgré tout, reste le socle politique du président.
Amoulène bène lien ak pastef wala bouguène thie beuguè takh sonko cree beneme parti yèn euleuk guène di comprendre douma you reuy molène di khar