L’Antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants (DNLT) à Ziguinchor a procédé, le 3 mars 2026, au déferrement de trois ressortissantes étrangères poursuivies pour association de malfaiteurs, traite des personnes, proxénétisme et extorsion de fonds.
L’enquête a été ouverte à la suite d’un renseignement opérationnel ayant permis de mettre au jour un réseau structuré opérant entre le Nigéria et le Sénégal. Selon les éléments recueillis, la victime avait été recrutée sous le prétexte fallacieux d’un emploi stable avant d’être acheminée à Ziguinchor. À son arrivée, elle aurait été séquestrée dans un appartement meublé situé dans le quartier Goumel.
Les recruteuses lui auraient ensuite imposé une dette fictive de trois millions (3 000 000) FCFA au titre de frais de voyage, initialement estimés à 130 000 FCFA. Pour rembourser cette somme, la victime aurait été contrainte à la prostitution, avec l’obligation de verser chaque semaine 50 000 FCFA.
Les investigations techniques menées par les enquêteurs ont joué un rôle déterminant. L’exploitation des téléphones portables saisis a permis de découvrir des messages audio via l’application WhatsApp confirmant les faits d’extorsion et de menaces.
Confrontée à ces preuves, la principale mise en cause aurait reconnu l’existence d’une organisation criminelle impliquant une complice basée au Nigéria, chargée du recrutement, ainsi que deux acolytes établies à Ziguinchor, responsables de la surveillance de la victime et de la collecte des fonds.
À l’issue de l’opération, l’ensemble du réseau local a été démantelé. Les trois suspectes ont été présentées ce matin au parquet de Ziguinchor, tandis que la victime a été prise en charge par les services compétents.