À Ziguinchor, un nouvel ouvrage vient enrichir la documentation consacrée à la capitale du Sud. L’universitaire sénégalais Raphaël Lambal a présenté samedi son livre Ziguinchor, une ville des bords du fleuve Casamance, publié chez L’Harmattan Sénégal. Le volume compte 203 pages et se veut un repère sur l’histoire, la culture et le patrimoine de la ville.
Le projet part d’un constat simple. À son arrivée à l’Université Assane Seck de Ziguinchor, l’enseignant-chercheur dit avoir relevé l’absence d’un livre entièrement dédié à la cité. Cette lacune a nourri son travail. Dans les informations publiées par EMedia, l’auteur explique avoir voulu proposer un ouvrage de référence capable de retracer l’évolution historique et culturelle de Ziguinchor.
Le livre est organisé en dix chapitres. Il aborde plusieurs aspects de la ville, notamment son passé, sa structuration sociale, ses traditions, ses langues ainsi que ses patrimoines architectural et culturel. Raphaël Lambal insiste aussi sur un trait marquant de Ziguinchor : son caractère cosmopolite. Il met en avant une ville façonnée par des influences africaines, portugaises et françaises, mais aussi par la diversité des communautés qui y vivent.
Ce regard sur la mémoire locale s’accompagne d’un autre enjeu. L’ouvrage accorde une place importante à la préservation du patrimoine, en particulier celui du quartier Escale et des anciens quartiers comme Boucotte, Santhiaba et Boudody. Il y a là un contraste assumé : documenter l’histoire de la ville ne suffit pas, encore faut-il préserver les traces matérielles et culturelles qui la racontent.
Pensé à la fois comme support pédagogique et comme document de consultation, le livre vise plusieurs publics. Il s’adresse aux étudiants, aux chercheurs, aux journalistes, aux voyageurs et aux décideurs publics intéressés par l’histoire et l’identité culturelle de la Casamance. Avec cette publication, Ziguinchor dispose désormais d’un ouvrage centré sur sa mémoire urbaine et sur les éléments que son auteur juge essentiels à transmettre.