Washington gèle les fonds pétroliers de l’Irak et le montant en espèces retenu

Les États-Unis ont suspendu des transferts de fonds en espèces ainsi que le financement de programmes de sécurité destinés à l’Irak. Cette mesure intervient en réponse à une série d’attaques menées contre des cibles diplomatiques et militaires américaines sur le territoire irakien.

Selon les informations rapportées par Insider Paper, Washington a bloqué un vol transportant près de 500 millions de dollars en billets de banque. Ces liquidités, issues des revenus pétroliers de l’Irak, sont habituellement conservées à la Réserve fédérale de New York, conformément à un accord établi après l’intervention américaine de 2003. Cette décision vise à faire pression sur Bagdad pour intensifier la lutte contre les groupes armés soutenus par l’Iran.

Au-delà de cette restriction financière, les autorités américaines ont également interrompu leur coopération sécuritaire. Ce volet comprend les entraînements de l’armée irakienne axés sur la lutte contre le groupe État islamique, qui constituent une composante centrale des relations militaires entre les deux nations depuis 2014. Un responsable de la sécurité irakienne a confirmé la suspension de ces activités de coopération à la suite des attaques répétées contre les intérêts américains.

Ces dispositions font suite à la multiplication des tirs de roquettes et de drones visant diverses installations. L’ambassade des États-Unis à Bagdad, un centre logistique situé près de l’aéroport de la capitale et le consulat d’Erbil dans le Kurdistan irakien ont été pris pour cibles à plusieurs reprises. Le Département d’État a convoqué l’ambassadeur irakien à Washington pour condamner fermement ces actes, en mentionnant spécifiquement une embuscade tendue à des diplomates américains le 8 avril dernier.

De son côté, la Banque centrale d’Irak a indiqué avoir satisfait toutes les requêtes en dollars américains formulées par les banques, les voyageurs et pour les transferts à l’étranger, sans commenter directement les restrictions américaines. En parallèle, des dynamiques diplomatiques se poursuivent sur le terrain. Le commandant iranien Esmail Qaani s’est rendu à Bagdad pour des discussions avec les dirigeants politiques, dans une démarche axée sur la désescalade régionale. Les factions armées pro-iraniennes ont par la suite annoncé une suspension de leurs attaques pour une durée de deux semaines.

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