Le Directeur général du Port Autonome de Dakar et cadre influent du Pastef, Waly Diouf Bodiang, a créé la polémique avec une déclaration qui semble adresser un message à peine voilé au Président Bassirou Diomaye Faye. Évoquant l’élection présidentielle de 2029, il affirme qu’Ousmane Sonko sera imbattable.
Une déclaration qui fait débat
« Lorsque l’avantage tactique est irrattrapable, la défaite de l’adversaire est inscrite dans le marbre. En 2029, in sha Allah, aucun Sénégalais ne pourra battre Ousmane Sonko. Kouko kham nopal sa bop, nopal say mbok », a lâché Waly Diouf Bodiang.
Cette phrase en wolof peut se traduire par « Celui qui le sait n’a qu’à arrêter de se fatiguer… et qu’il ne fatigue pas les siens. » ou encore « Que celui qui comprend la situation cesse de lutter inutilement et n’entraîne pas les siens dans ce combat perdu d’avance. », une expression forte suggérant que s’opposer à Sonko serait combattre l’intouchable.
Une pique à Diomaye ?
Le contexte politique
Cette sortie intervient dans un contexte où plusieurs observateurs s’interrogent sur la relation entre le Président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko. Si officiellement le tandem fonctionne, certains signaux laissent penser à des divergences sur la stratégie et le leadership.
Un positionnement clair
En affirmant dès maintenant qu’Ousmane Sonko sera le candidat naturel du Pastef en 2029, Waly Diouf Bodiang semble fermer la porte à toute autre candidature, y compris celle du Président sortant Diomaye qui pourrait légitimement briguer un second mandat.
Cette prise de position publique d’un cadre de premier plan du parti au pouvoir est d’autant plus significative qu’elle intervient alors que le régime n’a même pas un an d’exercice.
« L’avantage tactique irrattrapable »
Une suprématie affirmée
L’expression « l’avantage tactique irrattrapable » suggère que Sonko dispose d’atouts politiques tels qu’aucun rival ne pourrait le rattraper d’ici 2029. Cette affirmation pose plusieurs questions :
Sur le plan du Pastef :
- Sonko dispose-t-il d’un contrôle absolu sur l’appareil du parti ?
- Les autres cadres, y compris le Président Diomaye, acceptent-ils cette hégémonie ?
- Quelle sera la réaction de ceux qui pourraient avoir des ambitions présidentielles ?
Sur le plan national :
- Cette certitude affichée ne témoigne-t-elle pas d’une forme d’arrogance politique ?
- Comment l’opposition réagira-t-elle à cette affirmation péremptoire ?
- Les Sénégalais accepteront-ils qu’on décide à leur place dès 2026 qui sera leur président en 2029 ?
Les tensions au sein du Pastef
Des signaux inquiétants
Cette déclaration de Waly Diouf Bodiang s’ajoute à d’autres signaux de tensions internes au sein du parti au pouvoir :
Les prises de position divergentes : Récemment, plusieurs cadres du Pastef ont affiché publiquement des positions différentes sur divers sujets, notamment la gestion de la crise universitaire ou certains choix de gouvernance.
Les conflits ouverts : La « guerre » entre Guy Marius Sagna et Waly Diouf Bodiang lui-même, évoquée dans la presse, témoigne de fractures qui dépassent les simples divergences tactiques.
Les questions de leadership : La répartition des rôles entre Diomaye (Président) et Sonko (Premier ministre) semble faire l’objet d’interprétations différentes selon les acteurs.
Le dilemme de Diomaye
Un Président sous tutelle ?
En affirmant qu’Ousmane Sonko sera le candidat de 2029, Waly Diouf Bodiang semble considérer le mandat de Diomaye comme une simple transition. Cette vision pose plusieurs questions :
Constitutionnellement : Un Président en exercice qui a réussi son mandat n’est-il pas le candidat naturel de son camp pour un second mandat ?
Politiquement : Comment Diomaye peut-il gouverner efficacement si son propre camp le considère déjà comme un simple intérimaire ?
Stratégiquement : Cette annonce prématurée ne risque-t-elle pas de fragiliser l’autorité présidentielle et de créer des blocages dans la mise en œuvre de l’Agenda 2050 ?
Les réactions attendues
Du côté présidentiel
Aucune réaction officielle n’a encore été enregistrée du côté de la Présidence de la République. Mais ce silence pourrait être interprété de différentes manières :
- Acceptation tacite de cette hiérarchie
- Volonté de ne pas envenimer les tensions
- Préparation d’une réponse calibrée
Du côté de l’opposition
L’opposition ne manquera certainement pas d’exploiter ces déclarations pour dénoncer :
- Une monarchie déguisée au sein du Pastef
- Un irrespect de la Constitution et du mandat présidentiel
- Une preuve que Diomaye n’est qu’un « Président de transition »
Du côté du Pastef
Au sein même du parti, ces propos pourraient créer des remous :
- Certains cadres pourraient se sentir exclus
- D’autres pourraient y voir une tentative de prise de contrôle
- Les militants de base pourraient être divisés
Un précédent dangereux
La démocratie questionnée
Décider en 2026 qui sera le candidat de 2029, c’est :
- Nier le droit des citoyens à choisir librement
- Présumer que le régime sera reconduit en 2029
- Mépriser le processus démocratique interne au parti
Les leçons de l’histoire
L’histoire politique sénégalaise regorge d’exemples de dauphins désignés qui n’ont jamais accédé au pouvoir, ou de leaders considérés comme invincibles qui ont finalement été battus. La certitude affichée par Waly Diouf Bodiang pourrait s’avérer prématurée.
La question du rapport Diomaye-Sonko
Un tandem à géométrie variable
Depuis le début du mandat, la répartition des rôles entre le Président et son Premier ministre alimente les spéculations :
- Qui décide vraiment ?
- Qui incarne le leadership du régime ?
- Qui représente le Pastef dans l’inconscient collectif ?
Les déclarations de Waly Diouf Bodiang semblent trancher : pour lui, le vrai leader c’est Sonko, et Diomaye n’est qu’un passage.
Cette sortie médiatique de Waly Diouf Bodiang, loin d’être anodine, révèle les lignes de fracture qui traversent le pouvoir actuel. En sacrant Ousmane Sonko candidat invincible de 2029, il pose publiquement la question du statut réel du Président Diomaye : chef de l’État de plein exercice ou simple intérimaire en attendant le « vrai » leader ?
Les prochains jours diront si cette déclaration était une simple maladresse ou le signal d’une bataille de positionnement au sein du Pastef pour la succession. Une chose est sûre : elle ne passera pas inaperçue et alimentera longtemps les débats sur la gouvernance du pays.
Il ne sera pas candidat rassure toi au lieu de rêver
Affirmatif mon cher. Ce pays ne sera jamais dirigé par Sonko
ce que je peux dire , si diomaye echoue , c est sonko qui echoue, en 2029 là les Sénégalais choisiront un candidat qui ne fera pas partie de pastef,
Vous avez la trouille
Merci waly mais nous pastefiens nous savons que sounou mbeur moo fi mann
Sonko Pdt en 2029 inchallah
Tu as du temps pour penser en 2029…
Les kulunas leur pire peur c’est de lire ou d’entendre le nom de ousmane sonko candidat en 2029 , des qu’ils lisent ca , ils commencent avec leur enfantillage sonko dou bok , vraiment de vrais tapettes les kulunas , ousmane sonko sera president de la république du senegal en 2029 InchAllah .