Viande de bœuf : à Kaolack, le ministre explique la baisse des flux maliens

« La seule solution, c’est d’augmenter au niveau du Sénégal notre niveau de production de viande », a déclaré le ministre de l’Industrie et du Commerce, Dr Serigne Guèye Diop, lors d’une visite à Kaolack à quelques jours du Gamou.

Le ministre s’est rendu dans plusieurs marchés de la ville pour vérifier la disponibilité des produits de première nécessité. Il y a relevé la présence de l’oignon, de la pomme de terre, de l’huile et du sucre, tout en rappelant aux commerçants leurs obligations concernant les prix homologués, la qualité des marchandises et l’hygiène.

Cette tournée intervient alors que la hausse de la viande de bœuf pèse sur les ménages. Le 13 août 2026, le kilogramme avait atteint 5 500 FCFA à Matam et à Rufisque, contre 3 500 FCFA à Matam un peu plus d’un an auparavant.

Interrogé sur cette évolution, Serigne Guèye Diop l’a notamment attribuée au recul de l’approvisionnement en provenance du Mali. Il a expliqué que la réduction de la circulation des camions aux frontières perturbe l’arrivée des troupeaux au Sénégal. Selon lui, la faiblesse de l’offre entraîne mécaniquement une progression des prix.

Le ministre a rappelé que la viande relève de la vente libre et non d’un dispositif de régulation des prix. Il estime que l’augmentation de la production nationale constitue la réponse à moyen terme et que l’hivernage pourrait améliorer progressivement la disponibilité et la qualité de la viande. Il a aussi assuré que le Gouvernement surveille l’évolution du marché et considère la situation comme passagère.

À Kaolack, la surveillance des marchés doit être renforcée avant l’arrivée des fidèles afin d’éviter les perturbations et de maintenir un approvisionnement régulier. Pressafrik rapporte également que le ministre s’est rendu à Médina Baye et à Léona Niassène, où il a été reçu par les autorités religieuses.

À ces occasions, Dr Serigne Guèye Diop a réaffirmé l’engagement des structures de l’État à accompagner l’organisation du Gamou et à mobiliser les services concernés.

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2 commentaires

  1. C est pas seulement à la vente libre que le prix est à 5500 . A l interieur de la SOGAS le prix est fixé à 5500 francs. Dey wakh deug

  2. Bien dit Mr Feugue Diaye! Quand le volume de vol de bétail dépasse le volume de bétail réellement disponible sur le marché, par quel miracle compte tu faire baisser le prix de la viande ? Sans compter qu’avec l’insécurité aux frontières, plus une seule tête ne traverse depuis le Mali.
    ​Mais à écouter nos décideurs et leurs inspecteurs, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Plutôt que de sécuriser les élevages, de protéger les frontières ou de s’attaquer à la pénurie réelle, on préfère sans doute dresser des procès-verbaux aux étals des bouchers. C’est tellement plus simple de faire semblant de réguler les prix sur le papier quand les étables se vident et que les marchés sont à sec !

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