Une tribune publiée par le journal Sud Quotidien ce 8 mars 2026 attire l’attention sur la dynamique interne du camp au pouvoir au Sénégal. Rédigé depuis Chicago, le document émane d’une figure politique internationale qui observe avec préoccupation l’évolution du climat au sein du mouvement ayant porté le « Projet ».
L’auteur de cette déclaration est Me Saïd Larifou, avocat panafricaniste et président de l’organisation politique comorienne RIDJA-PACTEF. Dans le texte relayé par Sud Quotidien, il explique rompre avec sa réserve habituelle en raison des nombreuses interpellations qu’il reçoit à travers le monde, d’Addis-Abeba à Washington, concernant la situation politique sénégalaise.
Me Larifou exprime son inquiétude face aux « vents de discorde » qui, selon lui, effritent l’unité du mouvement. Il met directement en garde contre les « ambitions de circonstance » et les « trahisons feutrées ». Rappelant son engagement aux côtés d’Ousmane Sonko, il insiste sur le fait que la victoire électorale constitue un héritage collectif appartenant aux martyrs et aux patriotes, et non une simple alternance de personnes.
La tribune place également les enjeux sénégalais à une échelle continentale. L’avocat souligne que le Sénégal a montré la voie à une Afrique en quête de repères et qu’un trébuchement lié à des divisions internes enverrait un signal dévastateur. Selon lui, cela risquerait de décourager les millions d’Africains engagés sur le chemin de la souveraineté.
Le document s’achève sur une réaffirmation claire de la loyauté de son organisation envers l’idéal incarné par le leader historique de Pastef, Ousmane Sonko, appelant à rester fidèle au serment de départ pour garantir le respect de l’Afrique.