À quelques jours de la réunion du 6 octobre 2026 entre le Sénégal et ses créanciers extérieurs, tenue avec l’appui du FMI, Abdourahmane Sarr, ex ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, pose une question centrale : la stratégie présentée est-elle véritablement celle du Sénégal, ou celle du FMI à laquelle Dakar se serait rallié pour obtenir un programme d’appui ?
Dans son analyse, il estime qu’avant toute restructuration, le pays doit d’abord évaluer l’effort budgétaire réellement possible et le besoin de financement résiduel.
Il plaide pour qu’un scénario sans restructuration soit présenté aux créanciers, fondé sur un ajustement budgétaire, des financements multilatéraux, des ressources concessionnelles et le recours au marché régional de l’UEMOA.
Le ministre insiste aussi sur une distinction essentielle : le Sénégal est souverain sur le plan budgétaire, mais pas sur le plan monétaire, puisqu’il appartient à l’UEMOA et n’émet pas sa propre monnaie.
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Selon lui, l’analyse de viabilité ne devrait donc pas se limiter à la dette extérieure, mais intégrer la dette publique totale et la capacité régionale de refinancement en FCFA.
Au fond, Abdourahmane Sarr conteste l’idée qu’un traitement de dette soit une condition préalable au programme FMI si l’insoutenabilité n’est pas clairement démontrée.
Sa critique renvoie à un enjeu politique majeur : la souveraineté économique du Sénégal dans la définition de sa propre stratégie
FMI : À QUI APPARTIENT LA STRATÉGIE DU
— Abdourahmane SARR (@RahmaneSARR) October 2, 2026
SÉNÉGAL
Rechercher l’appui du FMI ne devrait pas conduire un pays à s’approprier une stratégie qui, sans les contraintes du programme, n’aurait peut-être pas été la sienne. C’est, à mon sens, la première question que pose la réunion… pic.twitter.com/GWb4WsqseA



