C’est un atterrissage qui s’est déroulé loin des standards habituels des missions habitées chinoises. La navette Shenzhou-20, qui avait quitté la Terre avec trois taïkonautes à son bord en avril dernier, s’est posée sur le site de Dongfeng, en Mongolie intérieure, dans une configuration particulière : la capsule était vide de tout occupant. Ce retour automatisé, confirmé par l’Agence chinoise des vols spatiaux habités (CMSA), fait suite à un incident technique survenu en orbite haute.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, cette procédure de retour à vide a été dictée par des impératifs de sécurité maximale. La navette, amarrée à la station spatiale Tiangong, a subi des dommages structurels causés par des débris spatiaux. L’impact a provoqué une fissure sur l’un des hublots de l’appareil, compromettant son étanchéité et sa résistance thermique pour une rentrée atmosphérique habitée.
Lancée le 24 avril 2025, la mission Shenzhou-20 devait initialement ramener son équipage sur Terre le 5 novembre 2025. Face aux risques liés aux dégâts constatés, les responsables du programme spatial chinois ont modifié le plan de vol. Les trois taïkonautes sont finalement rentrés à bord de la navette suivante, Shenzhou-21, qui avait acheminé l’équipe de relève.
Pour maintenir la rotation des équipages, qui s’effectue tous les six mois sur la station Tiangong, la Chine a par la suite lancé le vaisseau Shenzhou-22. Ce dernier a permis de ramener l’équipage de la mission 21, rétablissant ainsi le cycle normal des opérations après cet ajustement logistique imposé par la pollution orbitale.