« Les stocks de marchandises peuvent être abîmés ou entièrement perdus », avertit Modou Kara, président de la commission finance de l’UNACOIS-YESSEL. Selon lui, les inondations dans plusieurs localités du Sénégal fragilisent directement les commerçants.
Les pertes peuvent mettre en péril leur capital de travail et compliquer la reprise de leurs activités. Certains investissent une large part de leurs économies dans leurs boutiques, magasins et entrepôts, désormais exposés aux eaux. À Dakar, plusieurs quartiers restent touchés après les récentes précipitations : des rues demeurent impraticables et des habitations sont encore envahies par les eaux. Les relevés provisoires de l’ANACIM ont enregistré, dimanche 4 octobre, 142 mm de pluie à Rufisque et 138 mm à Yoff. De nouveaux épisodes pluvieux sont annoncés jusqu’à mercredi, faisant craindre une aggravation dans les secteurs déjà affectés.
Dans ces conditions, les difficultés de circulation peuvent empêcher les habitants de rejoindre les marchés et compliquer l’acheminement des marchandises. Les retards de livraison risquent alors de s’accompagner de pertes supplémentaires et d’une hausse des coûts logistiques, souligne Modou Kara dans des propos rapportés par PressAfrik.
Un risque de tension sur les prix
Si l’approvisionnement est perturbé et que les stocks diminuent, certains produits de grande consommation pourraient devenir moins accessibles sur les marchés. Modou Kara estime que cette situation risque de faire pression sur les prix ; il présente les inondations comme un facteur de blocage de l’activité économique, au-delà de leurs conséquences sociales.
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La prévention et la gestion des inondations ont aussi été abordées par le gouvernement : le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo a présidé, le 3 juillet 2026, un Conseil interministériel à l’issue duquel plus de dix mesures ont été arrêtées pour renforcer la résilience des territoires. L’UNACOIS-YESSEL demande de son côté aux autorités de renforcer les mesures d’urgence et de sécuriser les zones commerciales, les marchés et les entrepôts. L’organisation plaide également pour des solutions durables face aux inondations, qui, selon Modou Kara, reviennent chaque année dans différentes parties du pays.
Modou Kara a indiqué que l’UNACOIS-YESSEL était disponible pour travailler avec l’État afin d’identifier les zones les plus exposées, d’évaluer les pertes et de proposer des mécanismes d’accompagnement.



