Un test médical et l’absence d’une condition légale stricte justifient la libération de Pape Biram Bigué Ndiaye

La récente remise en liberté du journaliste Pape Biram Bigué Ndiaye, après plusieurs jours de détention, a focalisé l’attention de l’opinion. Placé sous contrôle judiciaire plutôt que sous mandat de dépôt, l’homme de médias bénéficie d’une lecture stricte de la procédure pénale. L’analyse du dossier d’enquête révèle les éléments matériels précis qui ont motivé cette décision du juge.

Selon les informations relayées par Kawtef, l’arrestation initiale du journaliste fait suite aux déclarations de Magib Seck, qui l’avait nommément cité. Cependant, l’évolution de l’enquête a mis en lumière un décalage entre les soupçons initiaux et les éléments de preuve requis par la législation sénégalaise pour justifier une incarcération.

Le premier obstacle juridique rencontré par l’accusation concerne la matérialité de l’infraction. La loi pénale sénégalaise réprime les actes contre nature principalement lorsqu’ils sont constatés en flagrant délit. Or, les enquêteurs n’ont relevé aucune situation de ce type. Le dossier repose essentiellement sur l’exploitation d’échanges de messages à caractère amoureux entre Pape Biram Bigué Ndiaye et Magib Seck. Si ces correspondances privées peuvent heurter une partie de la société, elles ne constituent pas, à elles seules et en l’absence d’acte matériel accompli, un délit pénalement répréhensible.

Un second élément, d’ordre médical, a pesé de manière décisive dans la balance judiciaire. Le journaliste a été soumis à un test de dépistage du VIH/Sida, dont le résultat s’est révélé négatif. Cette donnée clinique a permis d’écarter d’emblée toute éventuelle charge liée à une transmission volontaire du virus.

Face à l’absence de preuves matérielles tangibles, de flagrant délit et d’aveux circonstanciés, les indices relevés par la justice ont été jugés insuffisants pour justifier une privation de liberté. C’est sur la base de ces constats factuels que Pape Biram Bigué Ndiaye a été formellement inculpé, mais laissé libre sous le régime du contrôle judiciaire.

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Un commentaire

  1. C etait une erreur qui peut arriver a tout le monde cet imbecile seck a jouer sous sa concience moi je l apprecis parcequ il fai bien son travail j etais content de lui pendant la CAN mon frere il faut eviter ces vaux qui n ont aucune valeur dans la sociète

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