UMOA : plus de clients, moins d’impayés, ce que montrent les derniers chiffres du secteur

« La dynamique positive de l’évolution des indicateurs d’activités des IMF s’est poursuivie au 4e trimestre 2025. » Le secteur de la microfinance a encore progressé dans l’Union monétaire ouest-africaine à fin décembre 2025, avec une présence qui continue de toucher les ménages et les petites activités économiques.

Le nombre de clients a atteint 20,3 millions dans les huit pays de l’Union, contre 19,1 millions un an plus tôt. Cela correspond à une progression annuelle de 6,6%. Cette expansion repose aussi sur un maillage plus large du terrain, avec 4 838 points de service déployés dans l’espace UMOA.

Des dépôts et des crédits en nette hausse

L’activité financière est restée soutenue sur les trois derniers mois de 2025. Les dépôts mobilisés par les institutions de microfinance se sont établis à 2 793,1 milliards de FCFA. La hausse sur un an ressort à 13,6%. Dans cette progression, la Côte d’Ivoire a occupé une place importante avec une augmentation trimestrielle de 41,7 milliards de FCFA, devant le Burkina Faso et le Sénégal, comme l’écrit Sikafinance en s’appuyant sur les données publiées par la BCEAO.

Les crédits ont avancé encore plus vite. Leur encours global a augmenté de 152 milliards de FCFA sur un trimestre pour atteindre 2 937,2 milliards de FCFA. Sur un an, la hausse est de 9%. Le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Sénégal figurent parmi les principaux moteurs de cette croissance régionale. Les financements restent surtout orientés vers le court terme, qui représente près de 46% des concours accordés.

Autre évolution relevée à fin décembre 2025 : la qualité du portefeuille de crédits s’est améliorée au dernier trimestre. Les créances en souffrance ont baissé de 68,2 milliards de FCFA en trois mois. Le taux brut de dégradation du portefeuille est ainsi revenu à 7,5%, contre 10,3% au trimestre précédent. Le communiqué rappelle toutefois que la gestion du risque de crédit reste un défi majeur pour consolider les acquis du secteur.

La microfinance continue par ailleurs de gagner du poids dans le système financier régional. À cette date, les dépôts collectés par les IMF représentaient 5,1% de ceux des banques de l’Union. Leur portefeuille de crédits équivalait aussi à 7,6% de celui des établissements de crédit classiques. Dans une région marquée par une forte demande de financement de populations peu bancarisées, ces chiffres confirment la place croissante du secteur dans l’inclusion financière, y compris pour des pays comme le Sénégal au sein de l’UEMOA.

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