La Russie a formellement démenti, ce vendredi, être à l’origine d’une frappe de missiles sur Kharkiv, en Ukraine. Alors que les autorités locales font état de nombreux blessés et de dégâts majeurs, Moscou attribue l’explosion à des munitions ukrainiennes.
Le ministère russe de la Défense a qualifié de fausses les accusations concernant une attaque sur la ville le 2 janvier. Selon des informations relayées par l’agence Anadolu, le Kremlin soutient que ses forces n’ont planifié aucune opération aérienne contre cette zone urbaine. S’appuyant sur des images de témoins, Moscou localise l’épicentre au centre commercial « Persona », rue Olesya Gonchara, affirmant que de la fumée visible avant la déflagration prouve la détonation de stocks militaires ukrainiens.
Cette version s’oppose frontalement aux déclarations des responsables ukrainiens sur le terrain. Le maire de Kharkiv, Igor Terekhov, a signalé la chute de deux missiles balistiques Iskander sur un quartier résidentiel du district de Kyivskyi. Le bilan provisoire fait état de 30 blessés, dont une femme dans un état grave. Les infrastructures locales, notamment un hôpital et les réseaux énergétiques, ont subi de lourds dégâts, entraînant l’arrêt partiel des transports en commun.
La situation demeure particulièrement tendue dans cette région frontalière. Face à l’intensification des opérations militaires et à la menace constante, les autorités ont récemment dû prendre des mesures drastiques, comme l’évacuation forcée de 3 000 enfants ordonnée face à la menace russe. Kharkiv, située à seulement trente kilomètres de la frontière, reste un point névralgique du conflit.




