102 points : c’est le score obtenu par la Côte d’Ivoire en 2025 pour le climat des affaires dans l’UEMOA. Le Sénégal suit avec 101,8 points, devant le Togo, crédité de 101,2 points.
Les trois pays affichent ainsi les meilleurs résultats de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. Le Niger et le Bénin arrivent derrière eux. Le Mali occupe la huitième position avec 98,7 points.
Ces données de la BCEAO, publiées en juin 2026, confirment un environnement régional favorable, mais marqué par des écarts entre les États membres, rapporte Agenceecofin. Pour le Sénégal, cette performance s’inscrit dans un positionnement qui dépasse le seul périmètre de l’UEMOA : le pays se classe au 8e rang sur 27 pays africains évalués dans le rapport Business Ready 2025 de la Banque mondiale.
Des réformes engagées dans les trois pays
En Côte d’Ivoire, la première phase du Programme d’appui à l’amélioration du climat des affaires a été lancée en 2023. Le PACA-CI représente un coût global de plus de 9 milliards de FCFA et bénéficie d’un cofinancement du gouvernement ivoirien et de la Banque africaine de développement.
Au Sénégal, un nouveau Code des investissements a été adopté en 2025. Il prévoit notamment un guichet unique digitalisé, un traitement des dossiers en moins de dix jours et des incitations douanières et fiscales stables. Ces mesures contribuent à soutenir la place du pays parmi les économies africaines les mieux classées sur le climat des affaires.
Le Togo poursuit pour sa part la modernisation de son administration. Cette démarche, engagée depuis 2017 par la Cellule Climat des Affaires, a été renforcée par la coordination des départements techniques et l’amélioration de l’efficacité de l’action publique.
Un indicateur régional supérieur à sa référence
L’indicateur du climat des affaires de l’UEMOA s’est établi à 101,1 points en 2025. Il était au même niveau en 2024, après 100,9 points en 2023.
Élaboré par la BCEAO grâce à des enquêtes mensuelles auprès des entreprises modernes, cet indicateur repose sur la perception des chefs d’entreprise. Il prend en compte la production industrielle, le chiffre d’affaires du commerce et des services, l’emploi ainsi que les services financiers. Sa base de référence est fixée à 100 points.
