« Il faut une masse critique de scientifiques pour développer un pays. » Le Pr Bakary Manga a lancé cet appel, samedi 27 juin 2026, à l’occasion de la journée Portes Ouvertes de l’Institut de Recherche sur l’Enseignement de la Mathématique, de la Physique et de la Technologie (IREMPT). L’événement, organisé à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, visait à éveiller l’intérêt des collégiens, lycéens et étudiants pour les filières scientifiques, a constaté Dakaractu.
Pour ce faire, un village scientifique de six stands a été installé. L’idée : dépasser les formules intimidantes et révéler la présence des sciences dans les objets du quotidien. « Cette vulgarisation montre que la physique-chimie et la technologie ne se limitent pas à des équations compliquées », a expliqué le Pr Manga.
L’objectif affiché est de « contribuer modestement à augmenter le taux d’orientation des élèves en filières scientifiques », une priorité de l’État sénégalais. Selon l’enseignant-chercheur, il est crucial de constituer une masse critique de jeunes tournés vers ces disciplines, sans pour autant négliger les matières littéraires.
Cette initiative s’inscrit dans une série d’efforts récents de l’UCAD pour renforcer l’enseignement des sciences. En février 2026, le recteur Pr Alioune Badara Kandji inaugurait un Centre de mesure regroupant dix laboratoires. Et en novembre 2025, les Journées EXAO avaient promu l’expérimentation assistée par ordinateur pour compenser le manque de travaux pratiques.
En mars 2026, la Faculté des Sciences et Techniques accueillait aussi une rencontre sur la place des femmes dans les filières scientifiques, organisée par l’Association des femmes mathématiciennes du Sénégal (AiMS).
Lors de cette journée, six ateliers ont permis aux participants de manipuler et d’expérimenter concrètement les applications des sciences et de la technologie.
