Tribune – Mamadou Ndiaye : « L’arachide a cessé d’être un levier de promotion sociale »

Dans une réflexion publiée par Emedia, le chroniqueur Mamadou Ndiaye dresse un tableau sombre de la société actuelle, marquée par la perte des valeurs et l’effritement du tissu familial. Cette analyse met en exergue la détresse du monde rural, confronté à une campagne arachidière difficile et à une paupérisation grandissante.

L’auteur constate d’abord une dégradation des mœurs et un effritement des solidarités familiales. Les conflits, autrefois réglés par les sages dans l’intimité des clans, se retrouvent désormais sur la place publique et devant les tribunaux. Cette judiciarisation des rapports humains témoigne, selon lui, d’une perte de repères où l’individualisme et la convoitise priment sur l’esprit de corps et le respect des traditions.

Cette fracture sociale trouve un écho particulier dans le monde rural, où la colère monte. Mamadou Ndiaye pointe du doigt la situation critique de la filière arachidière. Les paysans font face à une mévente de leur production et à une attente prolongée de l’ouverture de la campagne de commercialisation. L’auteur évoque des greniers vides et des graines qui s’amoncellent faute d’acheteurs et de points de collecte opérationnels, contrastant avec l’effervescence économique d’autrefois.

L’analyse met en lumière la paupérisation croissante des campagnes. L’arachide, jadis source de prospérité, ne garantit plus la survie des agriculteurs, entraînant un endettement massif et un exode rural, les populations délaissant une agriculture devenue moins gratifiante. Mamadou Ndiaye avertit enfin que cette détresse paysanne, face au manque de lisibilité de la politique agricole, pourrait se transformer en une fronde sociale susceptible d’atteindre les centres urbains.

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