L’accalmie aura été de très courte durée. Quelques heures seulement après l’annonce d’une trêve de 14 jours entre les États-Unis et l’Iran, les tensions se sont brutalement déplacées. Les Émirats arabes unis, le Koweït et Bahreïn ont signalé de vastes attaques de drones et de missiles sur leurs territoires, ciblant des infrastructures spécifiques.
Selon les informations rapportées par la chaîne Al Jazeera, les systèmes de défense antiaérienne de ces monarchies du Golfe ont été massivement sollicités dès mercredi matin. Au Koweït, l’armée a annoncé avoir intercepté une vague de 28 drones iraniens lancés à partir de 8 heures (05h00 GMT). Le ministère koweïtien de la Défense a précisé que ces appareils visaient des installations pétrolières, des centrales électriques et des usines de dessalement d’eau dans le sud du pays, causant de graves dommages matériels.
Du côté des Émirats arabes unis, le ministère de la Défense a confirmé que des explosions entendues à travers le pays résultaient de l’interception de missiles balistiques, de missiles de croisière et de drones en provenance d’Iran.
La situation est similaire à Bahreïn, où le ministère de l’Intérieur a fait état de deux citoyens légèrement blessés et de maisons endommagées par des éclats de drones interceptés dans la région de Sitra. Des témoins ont rapporté des explosions dans la capitale, Manama, et des panaches de fumée s’élevant près des principales installations énergétiques de l’île de Sitra. Les équipes de la protection civile sont parvenues à maîtriser un incendie déclenché dans l’une des installations touchées.
Téhéran n’a pas encore réagi officiellement aux déclarations de ces pays du Golfe. Toutefois, la télévision d’État iranienne a rapporté mercredi qu’une raffinerie de pétrole située sur l’île iranienne de Lavan avait également été la cible d’une attaque, provoquant un incendie qui a mobilisé les pompiers, sans faire de victimes.
Ces développements interviennent alors que Washington et Téhéran ont convenu d’un cessez-le-feu à peine une heure avant l’expiration d’un ultimatum fixé par le président américain Donald Trump. Depuis le 28 février, les pays du Golfe font face à des salves répétées de drones et de missiles, l’Iran ciblant les infrastructures liées aux énergies fossiles en réponse aux frappes américaines et israéliennes, tout en perturbant la navigation dans le détroit stratégique d’Ormuz.