Trêve de 14 jours entre les États-Unis et l’Iran : l’accord suspend les frappes mais maintient ce front actif

Après quarante jours d’affrontements militaires, les États-Unis et l’Iran ont conclu un cessez-le-feu de deux semaines. Cette trêve, obtenue grâce à la médiation du Pakistan, suspend les frappes directes entre les deux nations et amorce une phase de tractations diplomatiques.

Selon les informations rapportées par la chaîne Al Jazeera, l’un des points centraux de cet accord concerne le détroit d’Ormuz. Téhéran a accepté de garantir une ouverture complète, immédiate et sûre de ce couloir maritime, par lequel transite un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux. L’agence Associated Press précise que les termes de la trêve autorisent l’Iran et Oman à percevoir des droits de péage sur les navires empruntant ce passage pendant ces quatorze jours. Ces fonds seraient, selon un responsable régional, destinés à la reconstruction de l’Iran.

Sur le plan diplomatique, le président américain Donald Trump a indiqué sur son réseau Truth Social avoir reçu une proposition iranienne en dix points, qualifiée de base de travail viable. Bien que le contenu exact de ce document ne soit pas intégralement public, les délégations américaine et iranienne doivent se rencontrer le vendredi 10 avril 2026 à Islamabad. Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a officiellement invité les deux parties à négocier un accord définitif lors de cette rencontre.

Si l’armée israélienne a annoncé l’arrêt de ses opérations contre l’Iran, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a spécifié que ce cessez-le-feu ne s’applique pas au Liban. Les forces israéliennes poursuivent leur offensive dans le sud du pays contre le Hezbollah, contredisant les déclarations initiales de la médiation pakistanaise qui évoquaient une suspension globale des hostilités. De nouveaux ordres d’évacuation ont d’ailleurs été émis mercredi matin près de la ville libanaise de Tyr.

Cette séquence militaire a débuté le 28 février dernier, suite à l’assassinat du Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, par Israël. En marge de la trêve principale, les factions armées pro-iraniennes en Irak ont également déclaré une pause de deux semaines dans leurs attaques contre les bases adverses dans la région. Au Liban, les autorités recensent au moins 1 497 morts, dont 57 professionnels de santé, depuis le début du conflit.

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