La formation des journalistes sur les industries extractives a débuté vendredi à Dakar. Trente professionnels y participent, rapporte l’APS, avec l’objectif d’améliorer le traitement des informations sur la gouvernance, la transparence et les aspects juridiques, économiques, sociaux et environnementaux.
Thaddée Adiouma Seck, secrétaire permanent du Comité national de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (CN-ITIE), a salué l’initiative. Il a mis en garde contre la désinformation. « La désinformation est à l’origine de plusieurs incompréhensions. Elle engendre parfois beaucoup de conflits et de rumeurs qui peuvent perturber les projets en cours, décourager les investisseurs et polluer l’atmosphère sociale et politique », a-t-il déclaré. Il assure que cette formation permettra aux journalistes de collecter, traiter et publier les bonnes informations relatives au secteur.
Fatou Sidibé, coordonnatrice de l’atelier et membre du comité directeur de la Convention des jeunes reporters du Sénégal (CJRS), a rappelé que la formation continue des journalistes fait partie des missions de l’organisation. Elle a réclamé l’application de la loi sur l’accès à l’information, essentielle pour un traitement fiable des sujets extractifs.
Cette formation intervient dans un contexte de débats intenses sur l’exploitation des ressources naturelles. En janvier 2026, la Maison de la Presse avait accueilli la présentation d’un ouvrage sur l’exploitation minière à Mankou, préfacé par Thialy Faye, président de l’ITIE Sénégal. L’auteur y analysait les tensions entre compagnies minières et communautés locales.
Les journalistes participants seront invités à publier des contenus sur les industries extractives dans leurs médias respectifs, a indiqué Mme Sidibé.
