Transport en Commun lance « Mama Africa », entre Saint-Louis, baobab couché et boîte de nuit à ciel ouvert

Le titre « Mama Africa » est disponible depuis ce vendredi et réunit le Luxembourgeois Serge Tonnar et le Sénégalais MamJ Ras Soul dans un projet musical porté par le collectif Transport en Commun.

À l’origine, la rencontre s’est nouée lors d’un voyage privé de Serge Tonnar au Sénégal, où il croise MamJ Ras Soul et Adee. L’aventure prend ensuite une autre dimension quand Turnup Tun rejoint la production, jusqu’à imposer le nom du collectif. Le projet relie le Luxembourg et le Sénégal, mais aussi plusieurs langues, du wolof au luxembourgeois, en passant par le diola, le français et l’anglais, avec l’idée d’un « transport en commun » culturel.

Dans le morceau, les deux artistes mettent en avant une même urgence : célébrer l’Afrique tout en la questionnant. Les paroles évoquent un continent présenté comme « berceau de l’humanité », « trésor de richesses » et terre d’une jeunesse qui « n’attend que de s’épanouir », avant de poser la question de savoir pourquoi cette énergie ne profite pas pleinement à ceux qui la font vivre. Il y est aussi question de respect, de volonté politique et d’unité, dans un appel à s’asseoir « tous ensemble à la même table, en vraie famille », comme le rapporte IGFM en reprenant le sens du morceau.

Musicalement, « Mama Africa » associe djembé et kora à une production contemporaine signée Turnup Tun, présenté comme le fils de Serge Tonnar. Le morceau est crédité à Transport en Commun, avec Serge Tonnar et MamJ Ras Soul. Les paroles et la musique sont attribuées à MamJ Ras Soul, Serge Tonnar et Tun Tonnar, tandis que le mix et la production portent la signature de Tun Tonnar.

Le clip, réalisé par une équipe sénégalaise sous la direction de Cheikh Wowa, suit un trajet qui commence à Saint-Louis avec les deux artistes dans les rues, au musée de la photographie et dans la maison « Au fil du fleuve ». Le voyage se poursuit vers le baobab couché de la Petite Côte, présenté comme un symbole de résilience, avec des percussionnistes, des danseurs et les Simb Gaïndé. La séquence se termine dans une boîte de nuit à ciel ouvert où une foule cosmopolite danse sur des rythmes de plus en plus insistants. L’actrice Sokhna Diop y incarne « Mama Africa ».

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