La Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) a procédé au déferrement de neuf individus impliqués dans une tentative de migration irrégulière par voie maritime. Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, tentative de trafic de migrants, mise en danger de la vie d’autrui, escroquerie et usurpation d’identité.
L’affaire remonte au 16 avril 2026, lorsque la Marine nationale a intercepté une embarcation de fortune en partance pour les îles Canaries, avec à son bord 132 migrants irréguliers, dont 70 Sénégalais, 48 Gambiens et 14 Guinéens. Remis à la DNLT, ces derniers ont permis aux enquêteurs d’identifier neuf membres présumés de l’équipage.
Selon les premiers éléments de l’enquête, huit des suspects ont reconnu avoir participé à la conduite de la pirogue, tout en affirmant n’être que des suppléants. Ils ont cependant désigné un neuvième individu comme le cerveau de l’opération, chargé du recrutement des candidats et de la coordination du voyage. Chacun d’eux aurait versé entre 200 000 et 300 000 FCFA pour la traversée, via des dépôts en espèces ou des transferts par Mobile Money.
Le principal mis en cause a nié toute implication. Néanmoins, les investigations techniques ont permis de retracer des numéros utilisés pour les transactions financières, certains étant liés à de fausses identités, tandis que d’autres étaient directement rattachés à lui. Les enquêteurs ont également établi sa véritable identité, révélant une volonté manifeste de dissimulation.
Plus troublant encore, l’analyse de ses déplacements a mis en évidence des entrées répétées au Sénégal sans trace de sortie officielle, laissant penser à un réseau structuré de convoyage maritime entre le Sénégal et l’Espagne.
Incapable de justifier son retour récent au pays suivi d’une nouvelle tentative de départ, le suspect n’a pas convaincu les enquêteurs. À l’issue de leur garde à vue, les neuf individus ont été présentés au parquet, où ils devront répondre des faits qui leur sont reprochés.
Je suis content et en même étonné du grand nombre d’interpellation tout azimuts depuis deux ans cela va dire que l’ancien régime ne laissait pas les forces de l’ordre façon correctement leur travail. J’espère que ces derniers auront un jour la décence de demander pardon aux sénégalais.