Touba sous les eaux sans eau : c’est le paradoxe qui a résumé le Magal 2026. La ville sainte a accueilli des millions de pèlerins, mais les pluies ont inondé plusieurs quartiers tandis que l’accès à l’eau potable restait un défi.
Malgré les engagements pris par le président Bassirou Diomaye Faye devant le khalife général des mourides, le gouvernement s’est contenté de mobiliser une cinquantaine de camions-citernes pour le Magal. Une réponse d’urgence jugée insuffisante par Cheikh A. L. Mbacké, qui dénonce dans une contribution sur Seneweb une gestion au coup par coup.
L’auteur rappelle que, dès juillet 2026, les habitants de la cité religieuse s’inquiétaient de l’achèvement des chantiers anti-inondations lancés dans la précipitation avant l’événement. Serigne Mountakha Mbacké, le khalife, avait lui-même appelé le 6 août à planifier les dix prochaines éditions du Magal pour anticiper les défis d’infrastructures, d’assainissement et de transport.
Face à ce constat, Cheikh A. L. Mbacké propose un « Pacte Touba 2029 ». Il s’agit, selon lui, de doter la métropole d’un réseau hydraulique moderne, de réserves d’eau et de systèmes d’évacuation des eaux pluviales capables de répondre aux besoins quotidiens et non plus seulement à l’urgence des événements religieux. « Touba mérite une véritable sécurité hydrique », insiste-t-il.
La contribution rappelle que la ville ne doit pas être gérée uniquement à l’approche du Magal, mais bénéficier d’infrastructures pérennes pour ses habitants, ses écoles, ses hôpitaux et ses commerces tout au long de l’année. L’auteur voit dans ce pacte une occasion pour le président Diomaye de marquer son mandat par un succès infrastructurel historique.
