« Ce qu’il faut surtout éviter dans le bourbier nigérien et même sahélien c’est la surenchère et l’autisme« , a prévenu Alioune Tine sur Twitter.
Le fondateur de Think tank Afrikajom Center réagissait face à la décision de junte de poursuivre le Président Bazoum pour haute trahison, mais aussi celle de la Cedeao d’intervenir militairement au Niger. Il prévient ainsi sur les dangers qui peuvent en découler.
À l’écoute de la société civile…
Alioune tINE estime que « notre espace de vie commun est très vulnérable, avec des enjeux politiques, géopolitiques et géostratégiques élevés lies aux ressources, à la présence d’acteurs très armés aux intérêts divergents. Bref un cocktail de feu qu’il faut plutôt éteindre. Protéger les personnes civiles durement éprouvées par les sanctions. La junte, doit être pragmatique et à l’écoute de la société civile du Niger et de l’Afrique de l’Ouest. La Cedeao et la Communauté internationale aussi« .
Trouver les dynamiques de paix…
Pour lui, « il faut résoudre la crise par un grand débat national entre nigériens et westafricains en plaçant au dessus de tout la paix, la stabilité du Niger et de la sous-région. La Cedeao et la communauté internationale devraient aider les nigériens dans ce processus pour trouver les dynamiques de paix et de stabilité politique et sociale dégager des consensus forts pour réconcilier les nigériens et les westafricains. La solution est dans la palabre africaine. Pas ailleurs« .
